Au secours Ségolène revient !

25 avril 2019

Adrien Quatennens, joker télévisuel de luxe de Jean-Luc Mélenchon

 

Le député du Nord va remplacer le chef de file des insoumis lors du débat consacré aux européennes, mercredi soir sur CNews et Europe 1.

Ce sera donc Adrien Quatennens. Le député du Nord va finalement remplacer Jean-Luc Mélenchon au débat entre chefs de parti consacré aux questions européennes, diffusé mercredi soir sur CNews et Europe 1.

L’organisation de cette émission, l’une des nombreuses qui vont jalonner la campagne pour ce scrutin du 26 mai, a donné lieu à plusieurs passes d’armes avec le staff des partis politiques invités. Initialement, la chaîne comptait en effet sur la présence de Jean-Luc Mélenchon, mais ce dernier est retenu pour cause de meeting commun à Amiens avec son collègue député François Ruffin, et avec la tête de liste de La France insoumise (LFI) aux européennes, Manon Aubry.

Le mouvement a bien proposé la venue de Manuel Bompard, directeur des campagnes de LFI et numéro 2 sur la liste. Sans succès. Les deux parties ont fini par trouver un terrain d’entente car, s’il n’est pas aussi connu que Jean-Luc Mélenchon, Adrien Quatennens est devenu, depuis son élection en juin 2017, l’une des principales figures médiatiques du mouvement. Son aisance oratoire a été remarquée dès sa première intervention à la tribune de l’Assemblée nationale, lui ouvrant rapidement les portes des matinales radio et télé.

Ce choix ne devrait pas non plus faire de remous à LFI, tant l’élu du Nord bénéficie de la confiance de Jean-Luc Mélenchon. Adrien Quatennens, que son président de groupe aime appeler « mon Saint-Just », fait en effet partie d’un petit cercle de personnes qui ont un rendez-vous inscrit chaque semaine à l’agenda de Jean-Luc Mélenchon. Ces réunions du lundi témoignent de l’importance que le jeune député revêt aux yeux de l’ancien candidat à la présidentielle, qui se réjouit souvent d’être parvenu à constituer une relève générationnelle pour son courant politique.

En attendant, sans doute, de briguer la mairie de Lille l’an prochain, c’est donc en joker de luxe de Mélenchon qu’il défendra son camp à la télévision, face à de vieux routiers de la politique.

 

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24 avril 2019

Popularité : Sarkozy et Royal de retour au sommet

Petite révolution, selon le baromètre politique mensuel Odoxa-Presse régionale : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont désormais en tête du palmarès des personnalités suscitant le plus d’adhésion. Un signe que la relève, à gauche comme à droite, tarde à se faire connaître et apprécier.

La politique en mode vintage ? Selon Odoxa, Nicolas Sarkozy est, en ce mois d’avril, champion de la popularité. Avec 30 % des sondés déclarant le « soutenir » ou « éprouver de la sympathie pour lui », l’ancien chef de l’État arrive en tête du palmarès de l’adhésion, établi chaque mois par l’institut de sondage pour la Presse régionale. Le résultat est net (ses poursuivants pointent à quatre points) et il constitue une première. Pendant longtemps, l’ex-président de la République a végété dans les profondeurs du classement, malgré un soutien indéfectible de ce qu’on nomme communément le « peuple de droite ».

Deux facteurs expliquent cette première place. D’abord, la retraite politique d’Alain Juppé, qui était jusqu’alors leader incontesté de ce palmarès. Ensuite, la réelle progression du score de Nicolas Sarkozy lui-même (deux points de plus par rapport au mois de mars). Avec 82 % de cote d’adhésion auprès des sympathisants de droite, l’ancien chef de l’État est, plus que jamais, le champion de son camp. Il devance de 30 points l’actuel patron de LR, Laurent Wauquiez, auprès des sympathisants de ce parti.

La prime à « l’ancien monde » ne concerne pas que l’ex-président. Avec une cote d’adhésion de 26 %, son ex-rivale malheureuse de 2007, Ségolène Royal, est deuxième du palmarès (ex aequo avec Marine Le Pen). Une fois encore, c’est une première depuis près de douze ans. Et une sacrée revanche pour Ségolène Royal, qui fut longtemps été mal-aimée, après son échec de la présidentielle.

Wauquiez et Faure largués


15 ans plus tard, les adversaires de 2007 ne sont évidemment plus en situation de s’affronter. Pour autant, ce « revival » n’est pas complètement anodin. Il est le signe de l’incapacité criante de leurs successeurs, à droite comme à gauche, à susciter un minimum de désir auprès de leurs électorats. Le chef des Républicains, Laurent Wauquiez, est bien loin, 14edu classement, avec 18 % de cote d’adhésion. Le patron du PS, Olivier Faure, fait encore pire. Il est dernier, ex aequo, avec seulement 8 % de cote d’adhésion.

La performance des têtes de liste aux européennes n’est guère plus brillante : François-Xavier Bellamy (LR) est l’autre lanterne rouge du palmarès, avec 8 % de cote d’adhésion. Jordan Bardella (RN) et Raphaël Glucksmann (Place Publique) font à peine mieux, avec 10 %. Manon Aubry (La France insoumise) et Yannick Jadot (EELV) plafonnent à 12 %. Quant à Nathalie Loiseau (LREM), difficile de parler d’envol. Certes, son score s’améliore, avec quatre points gagnés en un mois. Mais son niveau d’adhésion reste bien modeste, à 13 %. Une preuve que la relève a bien du mal à émerger dans un paysage politique de plus en plus émietté.

 

Elections européennes 2019 : un nouveau sondage et une polémique...

 

EUROPEENNES 2019 - Après une pause dans la campagne, après l'incendie de Notre-Dame, la course aux européennes a repris. Avec une polémique pour Nathalie Loiseau et un nouveau sondage.

Alors que l'actualité des élections européennes a connu un coup d'arrêt naturel après l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, voilà que la campagne reprend son cours.

  • Mediapart est l'auteur de révélations concernant la tête de liste LREM/MoDem Nathalie Loiseau. Le média d'investigation a révélé que l'ancienne ministre a figuré, lors de son passé d'étudiante à Sciences Po, sur une liste de syndicat étudiant apparenté à l'extrême-droite, sur laquelle figurait notamment un proche de Marine Le Pen. Nathalie Loiseau s'est expliquée suite à cette polémique, indiquant notamment sur France Info avoir été amenée sur cette liste "par quelqu'un qui était gaulliste". "J'aurais dû enquêter, j'aurais dû regarder qui étaient les autres colistiers", dit-elle ce mardi.
  • Cette polémique intervient alors que de nouveaux sondages ont été publiés. Nathalie Loiseau, justement, bénéficie d'une bonne opinion de la part de seulement 25% des Français, juste derrière Benoît Hamon (27%), mais devant Jordan Bardella (20%), selon une consultation Harris Interactive / Agence Epoka pour LCI. Un autre sondage Harris Interactive / Agence Epoka, cette fois pour TF1, RTL et le Figaro, révèle que les listes LREM/MoDEM et RN sont toujours en tête des sondages, avec respectivement 23,5% et 21% d'intention de votes. Retrouvez ici la compilation des sondages.

 

 

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23 avril 2019

"Ségolène Royal n'est plus socialiste", affirme Yves Thréard sur RTL

DÉBAT - Selon Benjamin Sportouch, l'ancienne ministre de l'Environnement est "très compatible" avec Emmanuel Macron.

Ségolène Royal va-t-elle revenir dans l'arène politique ? C'est l'avis de tous les observateurs, qui voient en la sortie de son livre Ce que je peux enfin vous dire un retour orchestré de l'ancienne ministre de l'Environnement, avec la perspective de se présenter aux élections européennes de 2019. Mais sous quelle étiquette ?

"On a compris une chose, elle n'est plus au Parti socialiste, elle n'est plus socialiste", a lancé Yves Thréard, qui a posé des questions à l'ancienne candidate à la présidentielle lors de son passage au Grand Jury, ce dimanche 4 novembre. "Ségolène Royal l'a dit, si elle va à cette élection, ce n'est pas pour être simple députée mais pour briguer le Parlement européen ou pourquoi pas être présidente de la Commission européenne. Elle a toujours cette ambition de rayonner sur le plan international", poursuit le directeur adjoint de la rédaction du Figaro.

"Autour des européennes elle a été claire", rappelle Christophe Jakubyszyn. Elle ne sera pas tête de liste socialiste mais est-ce qu'elle pourrait être tête de liste La République en Marche ? Je l'ai trouvée assez prudente là-dessus", continue l'éditorialiste de TF1. "Elle regarde si elle peut faire un score", affirme-t-il. 

Des positions communes avec celles des Républicains

C'est également l'avis de Benjamin Sportouch, rédacteur en chef adjoint du service politique de RTL. "Elle est très compatible avec Emmanuel Macronelle se situe à la droite de la gauche. Parfois, on a même quelqu'un qui a des positions conformes à ce que proposent les Républicains. Sur les allocations familiales supprimées en cas de carence parentale, elle dit pourquoi pas", rappelle le journaliste. "J'ai senti une Ségolène Royal disponible", conclut-il. "Elle veut revenir d'une manière ou d'une autre, et elle lance des perches". Pourvu qu’elle reste dans le jeu polititique, elle est prête à tout. La gauche n’ayant plus de perspectives, elle l’abandonne tout simplement.

 

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22 avril 2019

Mélenchon et Ruffin affichent leur complicité: «Ton talent, je le sens»

 

 

LE SCAN POLITIQUE - Souvent présentés comme rivaux au sein de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon et François Ruffin ont profité d’un déplacement à Amiens pour mettre en avant leur bonne entente. Une image d’unité bienvenue alors que le mouvement est en difficulté dans les sondages.

La question est à peine posée qu’un député de premier cercle coupe court. «Ce feuilleton inventé par les médias les fait rire». Il insiste: «Vraiment». Au sein de La France Insoumise, on s’agace de cette petite musique qui perdure. Celle d’une rivalité entre le chef des troupes, Jean-Luc Mélenchon, et le député de la Somme, François Ruffin, dans la perspective de la prochaine présidentielle en 2022. Les soupçons se sont renforcés depuis l’hiver dernier. Le réalisateur de Merci Patron! a multiplié les initiatives personnelles. Son film sur les «gilets jaunes», J’veux du soleil , et son livre, Ce pays que tu ne connais pas (ed. Les Arènes), contre Emmanuel Macron l’ont projeté sur le devant de la scène de l’opposition au chef de l’Etat. Et ont fait de l’ombre au chef des Insoumis...

«Président préféré»

Jusqu’alors, ce fameux «feuilleton journalistique» était relayé au second plan dans la maison LFI. «Cela n’intéresse pas les gens», balayaient les cadres. Mais bloqués sous la barre des 10% à moins de deux mois des européennes, les Insoumis veulent jouer l’unité et jugent bon de mettre fin aux bruits insistants. Le rendez-vous était donné à Amiens jeudi. Jean-Luc Mélenchon et François Ruffin accompagnaient ensemble la tête de liste LFI, Manon Aubry. Une belle photo de famille. Le soir en meeting, les deux hommes ont pris la parole et multiplié les amabilités. Le député de la Somme, «chez lui», a fait applaudir son «président préféré», le remerciant d’«avoir choisi Amiens comme ville-étape».

Plus que de simples salutations, Jean-Luc Mélenchon s’est lui livré à une vraie déclaration. «Moi, je fais des synthèses, je fais des discours. C’est bien. Mais Ruffin, il fait mieux. C’est un artiste, c’est un créateur», a-t-il lancé, assurant au passage la promotion du film de son «camarade»«Dans la salle, les gens rient, les gens pleurent, les gens huent Macron. Ça fait du bien. C’est un film qui parle à tout le monde, qui mobilise, qui transforme tous ceux qui le regardent. C’est un moment commun d’éducation populaire», assure-t-il. Flatteur. À demi-mot, Jean-Luc Mélenchon renvoie aussi dans les cordes l’idée d’une rivalité: «Chacun d’entre nous contribue à la lutte à sa manière».

«La suite est parmi vous»

Les deux ont poussé la complicité plus loin. Pour vraiment marquer le coup, François Ruffin a invité Jean-Luc Mélenchon dans sa cuisine. Là où il tourne ses vidéos hebdomadaires postées sur sa chaîne YouTube. «Pour la première fois, j’ai un invité dans ma cuisine. C’est mon président», sourit le député de la Somme. «La plus célèbre cuisine de France!», repend le chef des Insoumis. Ensemble, ils débattent face caméra de la Révolution française, de la figure de Robespierre, du soulèvement des classes populaires... Les deux se répondent à coups d’anecdotes, se conseillent des livres, rigolent franchement.

L’Histoire refaite, François Ruffin revient sur ses débuts au sein du groupe LFI à l’Assemblée. «Je me disais: “Bon, je ne vais pas tenir”. Tu as été assez habile pour me laisser une marge de manœuvre, pour qu’on puisse vivre à l’intérieur», reconnaît-il à son président de groupe. «Je suis comme ça. Ton talent, je le sens, personne n’est là par hasard», lui réplique-t-il. Avant de poursuivre: «Ma fierté, mon orgueil, c’est de vous voir là et de me dire “Putain, j’ai fait tout ça et au moins j’ai réussi ça: qu’il y ait un groupe. Je suis sûr que la suite va continuer et qu’elle est parmi vous». Mais alors quand la «suite» reprendra le flambeau? Un cadre Insoumis, proche du chef, répond: «Ce n’est pas d’actualité. Jean-Luc reste le meilleur candidat».

 

 

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21 avril 2019

Européennes: Aubry reconnaît que beaucoup d'électeurs de Mélenchon "ont prévu de rester chez eux"

 

Consciente de l'écart entre les intentions de vote actuelles en faveur de La France insoumise et le score de Jean-Luc Mélenchon en avril 2017, l'ex-porte-parole d'Oxfam a appelé à empêcher Emmanuel Macron "de gagner la partie".

La France insoumise sera-t-elle revenue du double au simple en l'espace de deux ans? Invitée de notre antenne ce lundi matin, la tête de liste de La France insoumise aux européennes, Manon Aubry, a été interrogée à ce sujet. À la présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon a recueilli l'impressionnant score de 19,58% alors qu'aujourd'hui, LFI plafonne autour des 8% d'intentions de vote.

Ou sont passés les électeurs insoumis? "Ils ont surtout prévu de rester chez eux et d'être abstentionnistes" le 26 mai, a répondu l'ancienne porte-parole d'Oxfam France. Et la candidate d'appeler les Français, même ceux qui "n'ont pas voté" LFI en 2017, à se "mobiliser". 

"Commando de combat"

"Avec un bulletin de vote, on peut faire plusieurs coups. Déjà, ne pas laisser Emmanuel Macron gagner la partie", a ajouté Manon Aubry. Selon elle, les opposants au chef de l'État peuvent combattre sa politique depuis le Parlement européen.

"S'il s'attaque à nos retraites, c'est de concert avec l'Union européenne, c'est sous injonction de l'Union européenne. (...) Il faut renforcer le plus possible l'opposition à Emmanuel Macron", a-t-elle déclaré, arguant que le président lui-même était à l'origine d'un choix binaire entre opposition et soutien à sa politique.

Autre argument invoqué par Manon Aubry pour susciter la mobilisation des électeurs, celui de permettre l'envoi d'un "commando de combat à Bruxelles":

"Il faut des gens qui ont fait leurs preuves sur le terrain. Et moi j'ai combattu l'évasion fiscale pendant des années dans le secteur associatif, donc je peux vous dire qu'au Parlement européen, je ne vais plus laisser passer le Luxembourg et l'Irlande, qui pillent nos recettes fiscales et qui font payer plus d'impôts aux autres États membres", a-t-elle développé, pour conclure.

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20 avril 2019

Notre-Dame : Mélenchon connaît bien les fondations

 

"Reconstruire", c’est la Une de La Croix, de la Voix du Nord et de la Charente Libre. "Rebâtir", c’est l’autre mot qui fait la Une des quotidiens ce matin en référence aux bâtisseurs de Cathédrales. L’Est Eclair se fait volontariste "Nous rebâtirons" promet le quotidien. "Nous la rebâtirons tous ensemble" a déclaré hier Emmanuel Macron dans son allocution télévisé. Mais on ne peut pas reconstruire Notre-Dame en cinq ans comme le voudrait le Président sans rappeler d’où elle vient et sur quelles fondations elle repose. Et parmi les politiques, c’est peut-être Jean-Luc Mélenchon qui en parle le mieux. Voilà ce que déclarait lundi soir le Président de La France Insoumise "La cathédrale de Notre Dame incarne quelque chose de multiséculaire de l’esprit humain et de la connaissance. Quelque chose qui revient de l’Orient vers notre pays quand à la fin des croisades on a commencé dans l’Europe entière à construire des bâtiments qui pour la première fois ne reposaient pas seulement sur le poids des pierres mais sur la capacité des hommes qui construisaient à imaginer cette élévation des murs, la fabrication des rosaces et toutes ces choses qui étaient si nouvelles et qui marquaient une avancée géante de l’esprit humain, la reconnexion avec le passé profond qui avait permis à la science de se conserver en Orient". Il a planché sur la question Jean-Luc Mélenchon et ressuscite le temps des compagnons et des maçons. Et si on parlait d’architecture ce matin ?

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19 avril 2019

Sénégal : du solaire à la rescousse de maternités en Casamance

En installant un système solaire dans des maternités, la fondation Désirs d'avenir pour la planète, présidée par Ségolène Royal, va faciliter les accouchements de nuit dans trois localités du sud du pays.

Par Marie Lechapelays, à Linkering, au Sénégal

Publié le 18/04/2019 à 12:57 | Le Point.fr

Dans la région de Kolda, à l'est de la Casamance, dans le sud du Sénégal, au milieu de cases et des puits où les femmes et les enfants prennent de l'eau, plusieurs dizaines de mètres carrés de panneaux solaires flambant neufs détonnent. Depuis quelques mois, trois maternités des environs – Linkering, Thiewal Lao et Paroumba – bénéficient d'installations solaires pour assurer leur alimentation en électricité. L'opération a été menée par la fondation Désirs d'avenir pour la planète (DAP), fondée et présidée par Ségolène Royal, l'ancienne ministre de l'Environnement française, et qui promeut l'utilisation des énergies renouvelables. Mais les 20 millions de francs CFA (soit environ 30 500 euros) nécessaires à la réalisation de ce projet proviennent d'une manne privée. Il s'agit de l'entreprise de production de coton Géocoton, présente dans cinq pays d'Afrique(Sénégal, Mali, Burkina FasoTogo et Cameroun) et très implantée localement via sa filiale sénégalaise Sodefitex.

Des "maternités solaires" pour plus de sécurité et de confort à l'accouchement

L'idée des « maternités solaires » est d'utiliser l'énergie solaire pour permettre aux femmes d'accoucher dans des conditions plus décentes, avec le moins de risques possible. Parce qu'ici, comme dans beaucoup de régions d'Afrique de l'Ouest, il vaut mieux ne pas donner la vie après la tombée de la nuit. Faute de moyens, ces trois maternités fonctionnent sans électricité (ou avec peu), rendant le travail des sages-femmes et des matrones difficile, et surtout plus risqué.

 « Pour faire sortir les bébés, je bloque une lampe entre mon épaule et ma joue », explique madame Ndiaye, infirmière en chef du centre de santé de Linkering, à 160 km à l'est de Kolda, en mimant la position si souvent répétée. Dans cette pièce, où une femme du village attend son tour, trente-sept autres comme elle en moyenne accouchent chaque mois. « Au Sénégal, la mortalité juvénile s'élève à 56 pour 1 000 par an et la mortalité maternelle, à 237 pour 100 000 par an, indique le docteur Lamine Senghor, adjoint au médecin de Thiewal Lao. Les accouchements sont à 90 % nocturnes, imaginez ce que cela représente lorsqu'il faut les gérer sans lumière. »

Un environnement amélioré pour la conservation des médicaments aussi

Grâce à l'énergie solaire, les trois maternités ont maintenant au moins une ampoule par pièce, ainsi que des ventilateurs, considérés comme un « luxe » dans une région où il fait facilement plus de 40 degrés. « Nous avions de sérieuses difficultés pour travailler, témoigne Khadiatou Diallo, une matrone de Linkering, appuyée sur un aspirateur nasal pour les nourrissons, aussi nouvellement acquis. Maintenant, j'ai retrouvé une vraie motivation dans mon travail. » « Depuis que nous bénéficions de ce système, nous pouvons utiliser l'électricité comme on le souhaite, et cela a un impact immense dans un secteur aussi sensible que la santé », fait remarquer madame Ndiaye, visiblement émue.

Sous une telle chaleur, les médicaments ne se conservent pas. Les équipes médicales ne se risquent pas à faire des réserves si le courant électrique est trop inconstant pour alimenter un réfrigérateur. « On n'ose pas en acheter beaucoup, alors on se retrouve régulièrement en manque », se désole l'infirmière. À Linkering, il fallait débourser 20 000 francs CFA (20 euros) par semaine pour acheter les quatre bouteilles de gaz nécessaires au fonctionnement d'un réfrigérateur. Une somme non négligeable, dorénavant économisée grâce aux panneaux.

Alors, chacun y va de son bon mot. Ces panneaux solaires flambant neufs ? « Un bijou » pour madame Ndiaye, « une merveille » pour le maire de la commune. Mais tout le monde se souvient d'avoir prononcé ces mêmes mots une dizaine d'années plus tôt. À l'époque, une association chinoise avait monté quelques panneaux solaires sur le toit du centre de Linkering. La carcasse ne demeure qu'une simple pollution visuelle, car le système n'a fonctionné que deux ans au plus, personne n'ayant été capable de le réparer.

La question cruciale de la maintenance abordée

La présidente de l'association met un point d'honneur sur la maintenance des panneaux solaires. « Trop de sociétés installent des machines et n'assurent pas le suivi ensuite, affirme-t-elle. Nous ne ferons pas comme elles. Vous devrez en prendre soin. » Pas question de laisser dans le désarroi les 13 000 habitants de la localité de Linkering, 14 000 de Thiewal Lao et plus de 19 000 de Paroumba. Ainsi, deux femmes par maternité doivent être formées par l'équipe de maintenance de la Sodefitex. Mais, pour l'instant, « la façon de procéder n'est pas encore clairement définie, cède Papa Sata Ndiaye, le directeur général de l'entreprise. Il est prévu qu'on leur apprenne à faire l'entretien primaire de l'ensemble du système : nettoyage des batteries, vérification du taux d'humidité dans le lieu de stockage des batteries, etc. L'équipe de maintenance de la Sodefitex prendra le reste en charge. » Le but est d'assurer une durée de vie d'au moins cinq ans pour les batteries et entre vingt et vingt-cinq ans pour les panneaux solaires.

Une deuxième phase du projet prévoit d'équiper d'autres maternités, sans qu'un calendrier soit établi, pour que, de plus en plus, les accouchements sans électricité ne soient plus qu'un mauvais souvenir.

 

Soyons rassurés : elle n’a pas comme d’hab utilisé son argent personnel ou celui de sa fondation et moins encore, miracle, l’argent public français : les 20 millions de francs CFA (soit environ 30 500 euros) nécessaires à la réalisation de ce projet proviennent d'une manne privée. OUF !!!! A vrai dire, elle était seulement là pour la photo : comme d’hab.    Et la somme engagée est notablement modeste : rien à voir avec celles dilapidées pour Heuliez ou la voiture électrique Mia.

 

 

 

 

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18 avril 2019

Ségolène Royal et l'amour des voyages

 

Visite de Ségolène ROYAL, Ambassadrice de France pour les pôles arctique et antarctique, à Saint-Pétersbourg

 

 

Du 23 au 24 mars Mme Ségolène ROYAL, Ambassadrice de France pour les pôles arctique et antarctique, a rendu une visite officielle à Saint-Pétersbourg dans le cadre de laquelle des échanges substantiels ont été menés pour renforcer la coopération franco-russe sur les sujets polaires, en particulier dans le secteur scientifique

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Au cours de ces deux jours, l’Ambassadrice a rencontré de nombreux chercheurs de disciplines variées, a visité les laboratoires et s’est entretenue de façon approfondie avec les recteurs de l’Université d’Etat de Saint-Pétersbourg, de l’Université hydrométéorologique d’Etat, de l’Institut des Mines, ainsi qu’avec des chercheurs de l’Institut Arctique et Antarctique, des étudiants de la Faculté de Relations internationales, du Collège Universitaire Français et de l’Institut Français de Saint-Pétersbourg, avec le directeur et les archéologues de l’Institut anthropologique.

Rencontre avec les étudiants et le Recteur de l’Université d’Etat
Un large nombre de questions se rapportant aux éventuelles coopérations bilatérales des étudiants et chercheurs sur les sujets polaires ont pu être examinées également dans le cadre de la rencontre de Mme Ségolène ROYAL avec Nikolai Kropatchev,recteur de l’Université de St Pétersbourg. 
Avant de s’entretenir avec le recteur l’Ambassadrice a prononcé une conférence devant près de 150 étudiants à la Faculté des relations internationales, à laquelle assistaient également des étudiants du Collège universitaire de France et de l’Institut de la Terre. Cet échange constructif a porté sur les problématiques de recherche polaire et le réchauffement climatique, la justice climatique et le développement durable.

 

 

 

Visite en Russie de Mme Ségolène Royal

 

Ségolène Royal, présidente de la COP21, s’est rendue lundi 30 mai 2016 à Moscou, dans le cadre de ses déplacements pour accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

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Lors de ce déplacement, Ségolène Royal s’est entretenue avec le Vice-Premier ministre Alexandre Khloponine et avec le représentant spécial du Président pour le climat, M. Alexandre Bedritski. La présidente de la COP21 a remercié ses interlocuteurs pour l’implication constructive de la Russie dans l’adoption de l’Accord de Paris sur le climat. Elle les a interrogés sur leurs souhaits en matière de ratification.

Le Vice-Premier ministre a indiqué que la Russie réviserait à la hausse ses actions climatiques puisqu’elle avait atteint son objectif de réduction pour 2030. Le Vice-Premier ministre a rappelé la volonté du Président et du Premier ministre de ratifier l’accord et indiqué que le document préparatoire à la ratification sera prêt d’ici octobre. Ségolène Royal a salué cette bonne nouvelle et apporté des informations sur les coalitions de l’agenda de l’action.

Sur l’agenda de l’action, la Russie s’est engagée dans plusieurs coalitions. Ségolène Royal a encouragé ses interlocuteurs à rejoindre la coalition sur le prix du carbone et celle sur le bâtiment et les a invités au Business Dialogue du 10 juin à Paris, ce qu’ils ont accepté. Elle a également rappelé l’importance de la négociation en cours à l’OACI pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur de l’aéronautique, ainsi qu’à l’ONU sur la protection de la biodiversité en haute mer.

La présidente de la COP21 a échangé avec M. Vladislav Soloviev, directeur général de Rusal, entreprise qui était présente aux précédents Business Dialogues, pour faire le point sur les suites. Il a annoncé la stratégie prix du carbone de son entreprise, qu’il exposera lors du Business Dialogue à Paris et une coalition d’entreprises russes s’engageant dans la même direction.

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17 avril 2019

"C'est une erreur stratégique" : les premiers pas de Raphaël Glucksmann pour les européennes sèment la zizanie au PS

Pour la première fois de son histoire, le Parti socialiste n'a pas choisi l'un des siens pour porter le combat aux élections européennes. Un choix contesté et une pierre de plus dans le jardin des divisions socialistes. 

 

Des débuts maladroits et hésitants que ses soutiens tentent de transformer en force. En face, ou plutôt dans le même camp, cette entrée en matière achève de convaincre les socialistes qui s'étaient opposés à cette alliance et à la liste dévoilée fin mars.

Après le débat de jeudi soir, j'ai écrit à quelques collègues s ur WhatsApp : 'Je n'ai jamais donné les clés de ma voiture à quelqu'un qui n'avait pas son permis de conduire.Un élu PSà franceinfo "Le gars ne remplit même pas sa part de contrat. Il n'est pas capable de tenir une émission de télé ou un meeting. Désormais, le doute s'installe." La phrase cinglante de ce responsable socialiste tombe par sms, ce lundi 8 avril. Quelques heures seulement avant le premier comité de campagne des élections européennes entre Place publique et le Parti socialisteRaphaël Glucksmann, tête de liste de cette alliance inédite, a donné deux jours auparavant son premier 

Dès le départ, c'était mal parti. Affaibli aux régionales de 2015, laminé à la présidentielle de 2017 avec seulement 6% des suffrages pour Benoît Hamon, puis décimé aux législatives avec uniquement 30 sièges de sauvés, le Parti socialiste n'avait que peu d'options pour son avenir. Mais lorsque le Conseil national du PS désigne, le 16 mars, Raphaël Glucksmann, essayiste et fondateur de Place publique, comme tête de liste aux européennes, le sujet crée des remous en interne. Car c'est la première fois dans l'histoire du PS que les couleurs de la rose seront portées par une personnalité extérieure au parti.

Si 128 membres du bureau national ont voté pour la liste, 5 ont voté contre et 35 se sont abstenus. Il s'agit notamment de proches de Stéphane Le Foll. La veille, l'ancien ministre de l'Agriculture avait annoncé quitter le bureau national du PS. "Nous, les socialistes, nous devrions nous effacer derrière Raphaël Glucksmann sans débat interne, sans aucune base idéologique et politique, sans ligne stratégique ? Olivier Faure [premier secrétaire du parti] a fait ce qu’il voulait faire, seul, de son côté et il devra l’assumer", avait-il mis en garde dans une interview au Figaro.

Les hollandais mais aussi d'autres courants du PS ne se sentent pas à leur place derrière l'étiquette Place publique. "Tous les socialistes souhaitent le dépassement du PS dans une refondation mais ce n'était pas le moment. Le PS, si on le met en mouvement, il a des relais, des élus, on a une force de frappe", martèle François Kalfon, conseiller régional PS d'Ile-de-France et ex-candidat sur la liste pour les européennes. "Dans une élection éclatée, il faut exister sur son identité et capitaliser sur son couloir", appuie l'ancien lieutenant d'Arnaud Montebourg.

La "dilution" des valeurs du PS ?

"C'est une erreur stratégique", confirme Vincent Le Meaux, premier secrétaire fédéral du PS dans les Côtes-d'Armor et lui aussi ex-candidat sur la liste. "La vision de Faure, c'est que l'image socialiste est tellement dégradée qu'il fallait une tête de liste hors du PS", critique ce proche de Stéphane Le Foll.

C'est comme avec une bouteille de jus de fruits. Si vous mettez trop d'eau dedans, vous risquez la dilution de vos valeurs ou de disparaître.Vincent Le Meaux, premier secrétaire fédéral du PS dans les Côtes-d'Armorà franceinfo

"Il est significatif que Raphaël Glucksmann cite en référence Michel Rocard ou Pierre Mendès France et pas François Mitterrand ou Lionel Jospin... C'est-à-dire que comme (...) Olivier Faure, il ne cautionne qu'une part de notre héritage, pas l'ensemble", pointe un socialiste. Des arguments balayés par ceux qui soutiennent cette stratégie, comme Laurent Baumel, ancien député d'Indre-et-Loire.

La dilution des valeurs socialistes, c'est amusant car c'est un argument porté par des gens qui ont dilué 100 fois plus les valeurs que Glucksmann quand ils étaient au pouvoir.Laurent Baumel, ex-député d'Indre-et-Loireà franceinfo

L'ancien "frondeur" cite le CICEle débat sur la déchéance de la nationalité ou la loi Travail, tous issus du quinquennat Hollande.

"On aurait pu partir seuls mais l'image donnée n'aurait pas été la même, et puis, face à la montée des nationalistes et des populistes, on met nos moyens en commun", assure pour sa part Sylvie Guillaume, eurodéputée PS sortante et deuxième sur la liste. "Le pari de Faure, c'est de dire : 'si on part tout seuls, sachant qu'il n'y a pas de leader, on va faire 5%. Donc faisons l'impasse sur ces élections mais profitons de cette impasse pour renvoyer une image positive du PS", décrypte le politologue Rémi Lefebvre.

"Quand on me met une claque, je ne tends pas l'autre joue"

Force est de constater que cette stratégie ne fonctionne pas, à ce stade : la liste menée par le PS et Place publique est créditée de 5,5% des intentions de vote, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio, daté du 9 avril. Les autres enquêtes donnent des scores similaires. Résultat : plusieurs socialistes, en désaccord avec la stratégie d'Olivier Faure et qui étaient en position inéligible, ont annoncé leur retrait de la liste. Sachant qu'en plus, cette dernière n'est pas figée puisque Place publique doit dévoiler ses candidats le 14 avril. François Kalfon ou Vincent Le Meaux ont ainsi jeté l'éponge.

 

 

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16 avril 2019

Grand débat: François Hollande met en garde Emmanuel Macron avant son allocution

 

En déplacement devant des lycéens de Haute-Garonne, et à l’aune des annonces que doit faire son successeur, l’ex-président est revenu sur les mesures qui permettraient selon lui de mettre fin à la crise.

La fin du suspense est prévue ce lundi soir. Après cinq mois de mobilisation, et alors que le gouvernement a procédé à la restitution du grand débat la semaine dernière, Emmanuel Macron doit s’exprimer, à 20 heures, pour présenter sa «réponse aux préoccupations soulevées» durant la consultation. Le président est attendu au tournant sur un certain nombre de sujets, notamment celui de la fiscalité. Une occasion, pour François Hollande, de donner son analyse de la situation, et de mettre en garde son successeur.

Fiscalité, territoire et écologie

En déplacement à Toulouse devant quelque 400 lycéens de Haute-Garonne, l’ancien chef de l’État a avancé les solutions qu’Emmanuel Macron devrait, selon lui, privilégier. «La réponse n’est plus simplement fiscale», estime François Hollande, sur des images captées par BFMTV. S’il reconnaît la nécessité de rétablir l’impôt sur le revenu, l’ancien locataire de l’Élysée met en avant deux autres thèmes clés pour sortir de la crise. L’une de ces réponses est à ses yeux territoriale. «(Il faut trouver) comment faire revivre ces territoires, comment redonner à ces populations la conscience qu’elles appartiennent au même ensemble» détaille-t-il. Et la seconde concernerait l’écologie. «Les manifestations sur le climat ont rassemblé beaucoup plus de monde que celles des “gilets jaunes”», affirme François Hollande, selon qui le «système médiatique» ne s’en est pas fait l’écho car elles se sont «bien passées». «Les décisions doivent s’inscrire dans cette expression de justice climatique», juge-t-il encore.

Les trois thèmes évoqués par François Hollande ont déjà été cités par le premier ministre Édouard Philippe, durant le discours qu’il a prononcé lundi dernier au Grand Palais. Le chef du gouvernement avait alors souligné «l’immense exaspération fiscale des Français», et la volonté du gouvernement de «baisser plus vite les impôts». Il avait également plaidé pour le rétablissement de l’équilibre entre les métropoles et les autres communes, et souhaité apporter une réponse à «l’urgence climatique». 

Il pouse un peu loin la désinvolture et l’indélicatesse, l’ex… Quelques heures avant une intervention capitale pour le pays, il ramène encore sa fraise : il fallait oser le faire….

 

 

 

 

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