Au secours Ségolène revient !

26 juin 2022

“Aucune légitimité, zéro !” : Jean-Luc Mélenchon charge (encore) Élisabeth Borne

 

Le 19 juin dernier, les résultats des élections législatives ont bouleversé l’équilibre politique de l’Assemblée nationale. Le parti présidentiel n’ayant plus la majorité absolue, l’exécutif est contraint de trouver des alliés dans les autres formations politiques. De son côté, Élisabeth Borne doit prouver sa légitimité aux opposants qui demandent sa démission. C’est le cas notamment de Jean-Luc Mélenchon, qui affirmait devant la presse, le 21 juin, que la Première ministre n’avait « aucune légitimité ». Seule solution qui s’offrirait à la remplaçante de Jean Castex : se soumettre au vote de confiance des députés et engager sa responsabilité. Une tradition sous la Ve République qui comporte des risques, car si les parlementaires votaient défavorablement, le gouvernement serait contraint de démissionner. « Madame la Première ministre, vous devez venir ici et solliciter le vote des députés pour avoir la confiance », a insisté le leader de La France insoumise.

Mais rien n’oblige la cheffe du gouvernement à se soumettre à cette coutume politique. Interrogée à ce sujet par LCI, jeudi 23 juin, elle a fait part de son incertitude à Ruth Elkrief« Je n'ai pas réellement tranché. On va regarder ce point. »

Une Première ministre « pas assez politique »

La locataire de Matignon doit donc faire face à une vague de méfiance qui vient aussi de son propre camp. Vendredi 24 juin, Le Parisien rapportait les propos d’un ponte de la majorité. « Borne, elle est encore plus grillée que les feux rouges de la place Saint-Michel. Le fusible est en train de se consumer », a-t-il déclaré. Sa place au sein du gouvernement a également été challengée par Olivier Rozenberg. Invité sur le plateau de Télématin ce vendredi 24 juin, le politologue a estimé que son profil « pas assez politique » n’était « pas adapté à la situation actuelle. »

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25 juin 2022

Avenir de Jean-Luc Mélenchon : "C'est pas demain que vous allez le mettre à la retraite !"

 

 

l'essentielJean-Luc Mélenchon n'a plus de mandat électif mais veut poursuivre son engagement politique. Quel rôle peut-il avoir au sein de la Nupes ou sur le plan politique ? Pas question pour lui de prendre sa retraite.

Il n'est plus député, ni député européen ou président du conseil départemental. Il ne sera pas nommé Premier ministre d'Emmanuel Macron. Et il n'a pas été élu président de la République malgré son très bon score. Au soir du second tour des législatives, dimanche dernier, le leader de la Nupes déclairait : "Je change de poste de combat, mais mon engagment est et demeurera, jusqu'à mon dernier souffle, dans les premiers de vos rangs si vous le voulez bien".

Mardi à l'Assemblée, c'est Jean-Luc Mélenchon qui a servi de guide aux 72 députés LFI. Il leur a expliqué le fonctionnement de l'institution et les us et coûtumes au sein de l'hémicycle. "Ça m'intéréssait de voir l'arrivée, j'y suis quand même pour quelque chose", a avoué Jean-Luc Mélenchon.

Que va-t-il faire à l'avenir ? Interrogé sur France Info ce vendredi matin, le député LFI des Bouches-du-Rhône a expliqué : "On va définir son rôle avec Jean-Luc Mélenchon mais il ne s'effacera pas. C'est pas demain que vous allez le mettre à la retraite. Jean-Luc Mélenchon reste une figure stratégique, une figure de référence, c'est évident".

De son côté, le député Nupes de Seine Saint-Denis Alexis Corbière affirmait sur CNews le 16 juin : "Jean-Luc Mélenchon continuera à débattre, à nourrir le débat intellectuel, c'est un penseur. Pourquoi voulez-vous qu'il prenne sa retraite ?"

Il passe le flambeau

Ces derniers mois, Jean-Luc Mélenchon a peu à peu passé le flambeau à sa garde rapprochée. Manuel Bompard, qui a été son directeur de campagne à la présidentielle, lui a succédé dans sa circonscription dans les Bocuhes-du-Rhône. Adrien Quatennens intervient souvent dans les médias et c'est lui qui a rencontré Emmanuel Macron il y a quelques jours lorsqu'il a reçu les différentes formations politiques. Mathilde Panot sera la future présidente du groupe à l'Assemblée nationale.

A 70 ans, Jean-Luc Mélenchon devrait continuer à intervenir dans les médias et à défiler dans la rue avec ses camarades de la Nupes. Difficile de ne pas l'imaginer manifester lors des probables futures manifestations contre la retraite à 65 ans souhaitée par Emmanuel Macron. Cet automne, il pourrait prendre la direction de La Boétie, une structure affiliée à LFI qui va devenir une fondation politique. Elle sera chargée de former les militants, des cadres politiques et de lancer des débats, indiquait le Parisien en avril dernier.

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24 juin 2022

Législatives 2022 : Le Pen en sort plus renforcée que Mélenchon selon notre sondage

Selon le sondage BVA pour RTL et M6, près de trois Français sur quatre estiment que Marine Le Pen sort renforcée des législatives. Au contraire, seuls 44% pensent la même chose pour Jean-Luc Mélenchon.

Avec 89 députés élus dimanche dernier, le Rassemblement national fait non seulement une entrée fracassante à l’Assemblée nationale mais bénéficie clairement dans l’opinion d’une dynamique positive selon le sondage BVA pour RTL et M6, en apparaissant comme le grand vainqueur de ces élections. 72% des Français pensent ainsi que Marine Le Pen sort renforcée des législatives et 71% pensent de même à propos du Rassemblement national.  

Il s'agit de la seule personnalité et du seul parti, à bénéficier d’une telle perception. À titre de comparaison, Jean-Luc Mélenchon ne donne le sentiment de sortir renforcé des législatives qu’à une majorité relative de Français (44%, tandis que 27% le jugent affaibli). Même constat pour la France insoumise (41% la jugent renforcée, 24% affaiblie). 

Les autres partis, qui ont pourtant "sauvé" un nombre de sièges significatif, ne sont quant à eux pas considérés comme tirant leur épingle du jeu, que ce soit LR (48% pensent qu’ils sortent affaiblis de la séquence), le PS (44%), le PC (35%) ou EELV (35%).  

Jean-Luc Mélenchon, toujours aussi clivant

Si Jean-Luc Mélenchon n’est pas à placer au même niveau que ses partenaires ou que LR dans la perception qu’en ont les Français, il peine toujours à apparaitre comme une alternative crédible à Emmanuel Macron et à incarner la principale opposition au Président. Ainsi sa cote d’influence diminue une nouvelle fois (quand celle de Marine Le Pen progresse : 37%; +3), seuls 26% des Français souhaitant qu’il joue un rôle important à l’avenir (-7 points depuis mai, -14 points depuis avril). 

En dehors des sympathisants LFI chez qui il fait "le plein" (92%), Jean-Luc Mélenchon suscite toujours beaucoup de réticences chez les sympathisants EELV (seuls 30% souhaitent qu’il ait davantage d’influence, 8e position) et PS (40%, 11e position), qui lui préfèrent ainsi Edouard Philippe ou Gabriel Attal.

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«La gauche radicale incarnée par Mélenchon se distingue par son antisémitisme et son islamophilie», assure Onfray


Michel Onfray était l'invité d'Europe 1 ce jeudi matin. Au micro de Sonia Mabrouk, le philosophe a estimé que Jean-Luc Mélenchon ne représentait pas l'extrême gauche mais la gauche radicale. Et, selon lui, cette gauche radicale se distingue par "son antisémitisme et son islamophilie". 

Près d'une semaine après les législatives, Michel Onfray revient sur la recomposition du paysage politique français au micro d'Europe 1. Le philosophe estime que "Marine Le Pen n'est pas d'extrême droite" tout comme Jean-Luc Mélenchon n'est pas d'extrême gauche. Et, selon lui, le leader de la France insoumise incarne surtout "une gauche radicale qui se distingue par son antisémitisme et son islamophilie". 

 

"Je suis étonné par l'aspect psychorigide de Macron"

"Je demande aux gens qui fassent la démonstration que je me trompe", poursuit-il. "Ils auront du mal". Face à Sonia Mabrouk, Michel Onfray s'en est également pris à Emmanuel Macron. "Je suis étonné par l'aspect psychorigide du personnage. Pendant cinq ans, il a déjà perdu toutes les élections. A chaque fois qu'il perd une élection, il reste". 

 

Pour le philosophe, la France est coupée en quatre : l'extrême gauche, l'extrême droite, l'extrême centre et l'abstentionnisme. "Un quart des gens n'ont pas voté. Moi, j'en fais partie", confie-t-il. Avec 46,23 %, la participation était au plus bas au second tour des législatives.

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23 juin 2022

Législatives 2022 : Jean-Luc Mélenchon appelle Elisabeth Borne à se soumettre à un vote de confiance des députés

 

 

 

 

 

Ce live est désormais terminé, merci de nous avoir suivis. On se retrouve demain pour tout savoir sur les évolutions politiques de ces législatives. En attendant, passez une bonne soirée !
17h55 : Bruno Le Maire prend la défense de la Première ministre

« Nous sommes là pour gouverner, nous avons été élus par le peuple français pour gouverner, nous gouvernons sous l’autorité d’Elisabeth Borne et du président de la République », a martelé à sa sortie de Matignon le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

17h51 : La cote de popularité de Macron aussi est en baisse

Selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio effectuée juste avant le second tour des élections législatives, le chef de l’Etat est en recul également, avec 41 % d’opinions positives, et des plus fortes interrogations quant à sa capacité à mener les réformes promises (45 %, -3 pts).

17h24 : Comment on gouverne sans majorité absolue ?

Plusieurs options s’offrent à Emmanuel Macron, dépourvu de majorité absolue à l’Assemblée nationale. Nos journalistes Rachel Garrat-Valcarcel & Hélène Sergent font le point.

 17h13 : Mélenchon appelle Borne à se soumettre à un vote de confiance des députés

« Madame la Première ministre, vous devez venir ici et solliciter le vote des députés pour avoir la confiance », a déclaré Jean-Luc Mélenchon depuis l’Assemblée nationale, devant la presse. Un peu plus tôt dans l’après-midi, il a affirmé : « Cette femme n’a aucune légitimité, zéro ! Nous sommes en train de perdre notre temps, jusqu’à ce qu’elle parte. »

17h12 : La cote de popularité de Borne en baisse selon un sondage

Selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio effectuée juste avant le second tour des élections législatives, 41 % des personnes interrogées approuvent désormais l’action d’Elisabeth Borne, contre 48 % à son arrivée mi-mai.

Les Français mettent en doute notamment sa capacité à réformer le pays (41%, - 8 points) et sa proximité avec leurs préoccupations (36%, -3 pts).

 

16h37 : « Pour Jean-Luc Mélenchon personne n’est légitime, à part Jean-Luc Mélenchon », tacle Gabriel Attal.

L’ancien porte-parole du gouvernement a déploré de devoir « entendre un homme qui n’a pas été élu par les Français, qui voulait être premier ministre et n’a pas pu l’être, donner des leçons de légitimité » à Elisabeth Borne. « Avec lui la démocratie c’est qui perd gagne et bien non. »

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22 juin 2022

NI PRÉSIDENT, NI PREMIER MINISTRE, NI DÉPUTÉ: QUE VA DEVENIR MÉLENCHON APRÈS LES LÉGISLATIVES?

 

Les projections le laissaient augurer, c'est désormais acté: la Nouvelle union populaire écologie et sociale (Nupes) remporte ce dimanche 147 députés, selon notre décompte réalisé par Elabe pour BFMTV-RMC et L'Express avec notre partenaire SFR. Un bond en avant pour la gauche, mais qui reste insuffisant pour prétendre à la majorité. Conséquence immédiate: Jean-Luc Mélenchon qui avait appelé dans la foulée de la présidentielle à ce qu'on "l'élise" Premier ministre, ne devrait pas déloger Élisabeth Borne de Matignon.

Arrivé troisième à l'élection présidentielle avec 21,95% des suffrages, le tribun de La France insoumise (LFI) n'a pas été élu président de la République, et a choisi de ne pas se représenter à la députation dans sa circonscription des Bouches-du-Rhône, où il avait été élu en 2017. Il a transmis le flambeau à Manuel Bompard, député européen qui fut notamment directeur de ses campagnes présidentielles.

"Je change de poste de combat mais mon engagement est et demeurera jusqu’à mon dernier souffle dans le premier de vos rangs", a lancé, énigmatique, le chef de file des insoumis au soir du second tour des législatives dimanche.

"Il va occuper une autre place"

Après plus de 35 ans de mandats politiques, Jean-Luc Mélenchon n'est donc plus élu. Sénateur de l'Essonne de 1986 à 2000 puis de 2004 à 2010, député européen de 2009 à 2017, ministre délégué à l'Enseignement professionnel sous le gouvernement Jospin, Jean-Luc Mélenchon fut aussi conseiller général dans l'Essonne à la fin des années 1990 et élu à Massy.

L'ancien socialiste, parti du PS en 2008 pour fonder le Parti de Gauche, avant La France insoumise en 2016, achève là son cursus honorum électif et c'est une page de la vie politique qui se tourne.

"Évidemment, la Nupes ne sera pas majoritaire à l'Assemblée nationale et Jean-Luc Mélenchon, n'étant pas Premier ministre depuis hier soir, il est donc à la retraite. Puisqu'il ne s'est pas présenté, il ne sera pas non plus député", cinglait au lendemain du premier tour des législatives Marine Le Pen, au micro de CNews.

À la retraite, Jean-Luc Mélenchon? "Que Marine Le Pen en rêve, c'est une chose, la réalité c'en est une autre", réplique l'ancienne députée de Paris Martine Billard, jointe par BFMTV.com.

Pour cette proche de longue date de l'insoumis, avec qui elle a notamment coprésidé le Parti de Gauche, cela ne fait aucun doute: "Jean-Luc Mélenchon va occuper une autre place."

"Faites mieux, merci"

Au soir du premier tour de la présidentielle, actant sa défaite et sa place de "troisième homme" dans la course à la magistrature suprême, Jean-Luc Mélenchon, 72 ans en août prochain, a livré un discours quasi-testamentaire.

"C'est mon devoir de vous dire, qu'en étant le plus ancien d'entre vous, la seule tâche qu'on a à se donner, c'est celle qui accomplit le mythe de Sisyphe. La pierre retombe en bas du ravin, alors on la remonte", a ainsi déclaré l'ex-député des Bouches-du-Rhône. "Regardez-moi, je n'ai jamais lâché prise, je n'ai jamais cédé, je n'ai jamais baissé le regard et c'est de cette façon-là que nous avons construit cette force."

"Alors maintenant, c'est à vous de faire", a-t-il aussi exhorté ses partisans, au Cirque d'Hiver, avant de conclure, explicite: "Alors bien sûr, les plus jeunes vont me dire 'Alors on n'y est encore pas arrivé?'. C'est pas loin, hein? Faites mieux, merci."

Des mots qui ont pu laisser penser que Jean-Luc Mélenchon raccrochait les gants. Mais le second tour passé, changement de registre. "Je demande aux Français de m'élire Premier ministre. Je leur demande, pour m'élire Premier ministre, d'élire une majorité de députés insoumis, et de l'Union populaire", lance-t-il sur BFMTV.

Baroud d'honneur des législatives?

La présidentielle sitôt dépassée, le ton est donné pour les législatives. Les jours suivants, la Nupes voit le jour et réunit sous une même bannière en vue des législatives des familles politiques qui avaient pourtant eu maille à partir pendant la présidentielle.

"L'écart entre le score des Verts, du PC, du PS et de LFI fait que naturellement le mieux placé pour emmener la gauche était Jean-Luc Mélenchon", expliquait à BFMTV.com avant le premier tour des législatives la députée socialiste du Puy-de-Dôme Christine Pirès-Beaune, réélue dimanche avec 63,84% des voix sous l'étiquette Nupes.

Mais dans les faits, si l'insoumis est apparu au centre du jeu dans la campagne des législatives, la transmission de relais est déjà quasiment arrivée à terme.

"Jean-Luc (Mélenchon) avait déjà largement passé la main à Mathilde (Panot)" à l'Assemblée nationale", rappelle le député insoumis du Nord Ugo Bernalicis, confortablement réélu dimanche avec 58% des voix. "La suite est assurée", est persuadé le trentenaire, "le passage de témoin est déjà fait".

En octobre dernier, c'est en effet la députée du Val-de-Marne qui a repris la présidence du groupe LFI à l'Assemblée nationale. Un premier jalon. "Il y a une impulsion en direction des générations suivantes, de prendre toute leur place", analyse Martine Billard.

"Il a quand même de nombreuses années parlementaires, il connaît le job, il sait ce que c'est, il pense aussi que peut-être s'il n'est pas là, et il a bien raison, que ça fera émerger encore plus fort toute une série de personnalités politiques parmi nous", corroborait mercredi le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière sur Public Sénat.

"Boussole intellectuelle"

Début mai, c'est d'ailleurs avec des arguments en ce sens que Jean-Luc Mélenchon a publiquement transmis le flambeau de sa circonscription marseillaise à Manuel Bompard. "'Alors, Monsieur, pourquoi vous ne serez pas candidat à la législative?' me demande-t-on. Parce que c'est Bompard qui le sera, c'est une des figures parmi les plus éminentes de la nouvelle génération, je vous le confie, il faut l'élire", avait adoubé l'ancien socialiste. Après l'investiture, l'élection: Manuel Bompard fera bel et bien son entrée au Palais-Bourbon: il a récolté dimanche 73,92% des suffrages.

L'avenir du mentor insoumis n'est pas encore réellement connu. Sans mandat électif, Jean-Luc Mélenchon continuera-t-il à jouer un rôle de premier plan à gauche? "Quand on a fait de la politique toute sa vie, on n'arrête pas du jour au lendemain", assure Martine Billard. "D'une manière ou d'une autre, Jean-Luc continuera d'être avec nous", évacue en ce sens Ugo Bernalicis, évoquant "sa notoriété", son rôle de "boussole intellectuelle" et le fait qu'il peut selon lui être "leader sans être élu".

"Il va me manquer, parce que ça va faire plus de 25 ans que je fais de la politique avec lui, mais il ne s'en va pas", a confié Alexis Corbière mercredi, sans rien lâcher d'autre sur l'avenir de celui qui fut à trois reprises candidat à l'élection présidentielle et qui avait fait savoir que 2022 serait la dernière tentative.

Au lendemain du premier tour, Le Parisien révélait que Jean-Luc Mélenchon devrait prendre la tête à l'automne prochain de l'institut La Boétie, un think tank proche de La France insoumise. L'information n'a pas été démentie, ni pour autant confirmée. Martine Billard l'admet: "Ça fait partie des possibilités."

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20 juin 2022

Le PS, EELV et le PCF rejettent la proposition de Jean-Luc Mélenchon, qui souhaite constituer un groupe unique de la Nupes à l'Assemblée nationale

A quoi ressemblera la Nupes à l'Assemblée nationale ? C'est la question qui se pose après les résultats des élections législatives qui a vu l'union de la gauche obtenir 133 sièges de députés dans l'hémicycle, bien plus que les quelque 60 députés de gauche lors de la législature précédente. Jean-Luc Mélenchon a évoqué, lundi 20 juin, le futur de cette alliance électorale inédite, qui devrait selon lui perdurer au Palais-Bourbon : il propose que les partis de la Nupes ne forment qu'"un seul groupe d'opposition au Parlement".

L'ancien député des Bouches-du-Rhône, qui s'exprimait devant des journalistes devant le siège de son parti, a appelé la coalition de gauche "à rester une alternative unie", ajoutant que sa proposition "n'empêchera pas les partis, comme au Parlement européen, d'avoir des délégations".

"Chacun doit retrouver son groupe"

Les réactions n'ont pas tardé chez les alliés électoraux de La France insoumise : Europe Ecologie-Les Verts et le Parti communiste ont assuré à l'AFP, dans la foulée de cette déclaration, qu'ils rejettaient la proposition de Jean-Luc Mélenchon. "Pas question de se fondre dans un groupe unique", a pour sa part réagi le porte-parole d'EELV, Alain Coulombel. "Nous sommes favorables à un intergroupe mais pas un groupe commun", a souligné un proche de Fabien Roussel chez les communistes.

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Voici pourquoi les adieux triomphants de Mélenchon ne le sont pas tout à fait

 

 

 

S'il n'a pas réussi son pari d'entrer à Matignon, le chef de file de la France insoumise a réussi à mettre Macron en minorité, grâce à sa performative alliance de la gauche.

Ce n'est pas la victoire tant attendue et Jean-Luc Mélenchon ne fera probablement pas son entrée à Matignon, mais dimanche soir, les militants de l'union de la gauche réunis dans une salle de concert parisienne ont célébré les résultats des élections législatives comme un véritable succès électorale. Avec 160 à 175  députés à l'Assemblée nationale, la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) prive Emmanuel Macron de majorité absolue et ouvre une page inédite de l'histoire politique française. "C'est une situation totalement inattendue, absolument inouïe, la déroute du parti présidentiel est totale", s'est félicité Jean-Luc Mélenchon. "On l'a battu, il n'a pas la majorité. Avec quatre bouts de ficelles et trois bouts de laine, ce n'est pas rien." Faute de remporter la majorité, les centaines de militants de la Nupes ont exulté devant l'élimination de figures phares de la macronie, à commencer par le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, le patron du groupe LREM à l'Assemblée Christophe Castaner, ou la ministre en charge de la Transition écologique Amélie de Montchalin, trois très proches du président de la République. "Quel bon débarras d'avoir jeté Castaner l'éborgneur, Monsieur Blanquer ou l'injurieuse Montchalin", s'est réjoui le chef de file des insoumis, sous les acclamations du public.

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NI PRÉSIDENT, NI PREMIER MINISTRE, NI DÉPUTÉ: QUE VA DEVENIR MÉLENCHON APRÈS LES LÉGISLATIVES?

 

Les projections le laissaient augurer, c'est désormais acté: la Nouvelle union populaire écologie et sociale (Nupes) remporte ce dimanche 147 députés, selon notre décompte réalisé par Elabe pour BFMTV-RMC et L'Express avec notre partenaire SFR. Un bond en avant pour la gauche, mais qui reste insuffisant pour prétendre à la majorité. Conséquence immédiate: Jean-Luc Mélenchon qui avait appelé dans la foulée de la présidentielle à ce qu'on "l'élise" Premier ministre, ne devrait pas déloger Élisabeth Borne de Matignon.

Arrivé troisième à l'élection présidentielle avec 21,95% des suffrages, le tribun de La France insoumise (LFI) n'a pas été élu président de la République, et a choisi de ne pas se représenter à la députation dans sa circonscription des Bouches-du-Rhône, où il avait été élu en 2017. Il a transmis le flambeau à Manuel Bompard, député européen qui fut notamment directeur de ses campagnes présidentielles.

"Je change de poste de combat mais mon engagement est et demeurera jusqu’à mon dernier souffle dans le premier de vos rangs", a lancé, énigmatique, le chef de file des insoumis au soir du second tour des législatives dimanche.

"Il va occuper une autre place"

Après plus de 35 ans de mandats politiques, Jean-Luc Mélenchon n'est donc plus élu. Sénateur de l'Essonne de 1986 à 2000 puis de 2004 à 2010, député européen de 2009 à 2017, ministre délégué à l'Enseignement professionnel sous le gouvernement Jospin, Jean-Luc Mélenchon fut aussi conseiller général dans l'Essonne à la fin des années 1990 et élu à Massy.

L'ancien socialiste, parti du PS en 2008 pour fonder le Parti de Gauche, avant La France insoumise en 2016, achève là son cursus honorum électif et c'est une page de la vie politique qui se tourne.

"Évidemment, la Nupes ne sera pas majoritaire à l'Assemblée nationale et Jean-Luc Mélenchon, n'étant pas Premier ministre depuis hier soir, il est donc à la retraite. Puisqu'il ne s'est pas présenté, il ne sera pas non plus député", cinglait au lendemain du premier tour des législatives Marine Le Pen, au micro de CNews.

À la retraite, Jean-Luc Mélenchon? "Que Marine Le Pen en rêve, c'est une chose, la réalité c'en est une autre", réplique l'ancienne députée de Paris Martine Billard, jointe par BFMTV.com.

Pour cette proche de longue date de l'insoumis, avec qui elle a notamment coprésidé le Parti de Gauche, cela ne fait aucun doute: "Jean-Luc Mélenchon va occuper une autre place."

"Faites mieux, merci"

Au soir du premier tour de la présidentielle, actant sa défaite et sa place de "troisième homme" dans la course à la magistrature suprême, Jean-Luc Mélenchon, 72 ans en août prochain, a livré un discours quasi-testamentaire.

"C'est mon devoir de vous dire, qu'en étant le plus ancien d'entre vous, la seule tâche qu'on a à se donner, c'est celle qui accomplit le mythe de Sisyphe. La pierre retombe en bas du ravin, alors on la remonte", a ainsi déclaré l'ex-député des Bouches-du-Rhône. "Regardez-moi, je n'ai jamais lâché prise, je n'ai jamais cédé, je n'ai jamais baissé le regard et c'est de cette façon-là que nous avons construit cette force."

"Alors maintenant, c'est à vous de faire", a-t-il aussi exhorté ses partisans, au Cirque d'Hiver, avant de conclure, explicite: "Alors bien sûr, les plus jeunes vont me dire 'Alors on n'y est encore pas arrivé?'. C'est pas loin, hein? Faites mieux, merci."

Des mots qui ont pu laisser penser que Jean-Luc Mélenchon raccrochait les gants. Mais le second tour passé, changement de registre. "Je demande aux Français de m'élire Premier ministre. Je leur demande, pour m'élire Premier ministre, d'élire une majorité de députés insoumis, et de l'Union populaire", lance-t-il sur BFMTV

Baroud d'honneur des législatives?

La présidentielle sitôt dépassée, le ton est donné pour les législatives. Les jours suivants, la Nupes voit le jour et réunit sous une même bannière en vue des législatives des familles politiques qui avaient pourtant eu maille à partir pendant la présidentielle.

"L'écart entre le score des Verts, du PC, du PS et de LFI fait que naturellement le mieux placé pour emmener la gauche était Jean-Luc Mélenchon", expliquait à BFMTV.com avant le premier tour des législatives la députée socialiste du Puy-de-Dôme Christine Pirès-Beaune, réélue dimanche avec 63,84% des voix sous l'étiquette Nupes.

Mais dans les faits, si l'insoumis est apparu au centre du jeu dans la campagne des législatives, la transmission de relais est déjà quasiment arrivée à terme.

"Jean-Luc (Mélenchon) avait déjà largement passé la main à Mathilde (Panot)" à l'Assemblée nationale", rappelle le député insoumis du Nord Ugo Bernalicis, confortablement réélu dimanche avec 58% des voix. "La suite est assurée", est persuadé le trentenaire, "le passage de témoin est déjà fait".

En octobre dernier, c'est en effet la députée du Val-de-Marne qui a repris la présidence du groupe LFI à l'Assemblée nationale. Un premier jalon. "Il y a une impulsion en direction des générations suivantes, de prendre toute leur place", analyse Martine Billard.

"Il a quand même de nombreuses années parlementaires, il connaît le job, il sait ce que c'est, il pense aussi que peut-être s'il n'est pas là, et il a bien raison, que ça fera émerger encore plus fort toute une série de personnalités politiques parmi nous", corroborait mercredi le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière sur Public Sénat.

"Boussole intellectuelle"

Début mai, c'est d'ailleurs avec des arguments en ce sens que Jean-Luc Mélenchon a publiquement transmis le flambeau de sa circonscription marseillaise à Manuel Bompard. "'Alors, Monsieur, pourquoi vous ne serez pas candidat à la législative?' me demande-t-on. Parce que c'est Bompard qui le sera, c'est une des figures parmi les plus éminentes de la nouvelle génération, je vous le confie, il faut l'élire", avait adoubé l'ancien socialiste. Après l'investiture, l'élection: Manuel Bompard fera bel et bien son entrée au Palais-Bourbon: il a récolté dimanche 73,92% des suffrages.

L'avenir du mentor insoumis n'est pas encore réellement connu. Sans mandat électif, Jean-Luc Mélenchon continuera-t-il à jouer un rôle de premier plan à gauche? "Quand on a fait de la politique toute sa vie, on n'arrête pas du jour au lendemain", assure Martine Billard. "D'une manière ou d'une autre, Jean-Luc continuera d'être avec nous", évacue en ce sens Ugo Bernalicis, évoquant "sa notoriété", son rôle de "boussole intellectuelle" et le fait qu'il peut selon lui être "leader sans être élu".

"Il va me manquer, parce que ça va faire plus de 25 ans que je fais de la politique avec lui, mais il ne s'en va pas", a confié Alexis Corbière mercredi, sans rien lâcher d'autre sur l'avenir de celui qui fut à trois reprises candidat à l'élection présidentielle et qui avait fait savoir que 2022 serait la dernière tentative.

Au lendemain du premier tour, Le Parisien révélait que Jean-Luc Mélenchon devrait prendre la tête à l'automne prochain de l'institut La Boétie, un think tank proche de La France insoumise. L'information n'a pas été démentie, ni pour autant confirmée. Martine Billard l'admet: "Ça fait partie des possibilités."

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Résultats des législatives 2022 : comment Jean-Luc Mélenchon et la Nupes ont réussi leur coup de bluff au second tour

 

 

Il ne sera certes pas le prochain Premier ministre, mais il a réussi un coup politique. A l'issue du second tour des élections législatives, dimanche 19 juin, Jean-Luc Mélenchon affichait une satisfaction déconcertante. "Ce qui se présente, c'est une situation totalement inattendue, absolument inouïe : la déroute du parti présidentiel est totale, et aucune majorité ne se présente", a-t-il lancé, à Paris, fort de l'entrée à l'Assemblée nationale de 133 députés de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes).

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Une performance inédite pour la gauche nouvellement unie, habituée aux désillusions électorales nationales depuis 2017. Il y avait d'abord eu la défaite frustrante de La France insoumise à la présidentielle il y a cinq ans, puis de toute la gauche aux législatives qui ont suivi, et enfin, le 10 avril dernier, un Jean-Luc Mélenchon aux portes du second tour de la présidentielle. Mais alors comment la gauche est-elle passée de défaites à répétitions à ce nouveau statut de première force d'opposition politique à Emmanuel Macron ?

Un slogan de campagne "mobilisateur"

"Mélenchon Premier ministre" : le leitmotiv de la campagne de la Nupes a porté ses fruits, selon Romain Mathieu, enseignant-chercheur en science politique à l'université de Lorraine. Jean-Luc Mélenchon a réussi à convaincre ses partenaires de gauche de se ranger derrière sa stratégie de remporter un maximum de députés, afin d'obliger le chef de l'Etat à le nommer Premier ministre. "Le pari est plus que gagnant pour la gauche. Jean-Luc Mélenchon a eu raison de faire campagne sur un poste de futur Premier ministre. C'était beaucoup plus mobilisateur que de faire campagne sur l'éventualité de devenir la première force d'opposition à l'exécutif", explique ce spécialiste des partis de la gauche radicale et des coalitions politiques.

Le soir du premier tour des législatives, le 12 juin, c'est un leader "insoumis" au ton inhabituellement grave qui s'adresse aux électeurs, depuis Paris. "J'appelle notre peuple à déferler dimanche prochain" au second tour, clame-t-il, entouré des autres figures de la Nupes. Le leader de l'alliance de gauche défie directement le camp d'Emmanuel Macron. "La vérité est que le parti présidentiel, au terme du premier tour, est battu et défait", assure-t-il devant les siens.

Un face-à-face installé avec l'exécutif

Sans être candidat à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon s'est imposé comme la seule véritable figure de la campagne, loin devant sa rivale d'extrême droite à la présidentielle Marine Le Pen, en multipliant les prises de parole, les événements et les attaques envers les principales figures du camp présidentiel.

Le leader de La France insoumise a décidé d'attaquer frontalement l'exécutif. D'abord, Emmanuel Macron sur sa communication et sa décision d'aller en Ukraine à quelques jours du second tour. "Avant de partir, il nous a fait un sketch sur le tarmac, alors ça n'existe pas, ça, d'habitude dans la tradition française. (…) Trump était spécialiste de ça, avant de monter dans l'avion, il insultait tout le monde", lance-t-il. Il s'en prend également à la Première ministre, Elisabeth Borne, dans un communiqué : "Depuis sa nomination, je propose à Madame Borne un débat public avec moi. Hier, la Première ministre a refusé ce débat. La chaîne France 2 avait offert d’organiser ce débat. Élisabeth Borne a refusé."

Le chef de file de la Nupes fait aussi un lapsus lorsqu'il évoque les électeurs qu'il souhaite voir revenir dans les urnes. Il parle ainsi de "fachos pas très fâchés", au lieu de "fâchés pas fachos". A La France insoumise, la stratégie est assumée : tenter de séduire les électeurs mécontents de la politique économique d'Emmanuel Macron qui ont pu voter pour Marine Le Pen et le Rassemblement national aux récents scrutins.

Désormais, avec 133 députés pour la Nupes, dont la majorité pour la seule France insoumise, l'ancien socialiste a taillé pour son camp une place de choix à l'Assemblée nationale. Les principaux bras droits de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard et Mathilde Panot, seront au Palais-Bourbon pour les cinq prochaines années pour encadrer une jeune génération d'élus, bien plus nombreuse que ne l'étaient les 17 députés LFI élus en 2017. 

Une "opposition frontale" annoncée à l'Assemblée

L'alliance de gauche Nupes a notamment fait carton plein en Seine-Saint-Denis en remportant les douze sièges de députés de ce département francilien populaire. Une première depuis 1981. Le nombre d'élus de la Nupes est cependant légèrement en deçà des espérances à gauche. "On avait ambitionné d’avoir une force politique bien plus importante que ce qu’on nous donne comme résultat ce soir", a relativisé sur franceinfo l'eurodéputé EELV David Cormand, ajoutant que la Nupes espérait "a minima avoir au moins 200 députés".

Les nouveaux hommes forts de la gauche parlementaires comptent mener la vie dure à la nouvelle majorité présidentielle, qui redoute une véritable obstruction parlementaire avec un groupe bien plus étoffé et rompu aux rouages du Parlement. "Quand on voit la capacité qu'ils ont eue à paralyser l'Assemblée nationale à 17, j'imagine ce que ça pourrait être à 50, 60 ou 70", soufflait le député macroniste du Gers Jean-René Cazeneuve, juste avant sa réélection au second tour. Un pouvoir de nuisance que confirme Romain Mathieu. 

"La Nupes peut clairement gêner Emmanuel Macron en utilisant des outils du parlementarisme à leur disposition, comme la motion de censure ou la saisine du Conseil constitutionnel. Ce sera sans doute aussi bien une opposition frontale que constructive."

Romain Mathieu, spécialiste des coalitions politiques 

à franceinfo

Un danger guette toutefois la Nupes dans les cinq prochaines années : l'éclatement de la coalition entre les différentes tendances politiques qui la composent. Le Parti socialiste et les écologistes pourraient en effet créer leur propre groupe au Palais Bourbon et ne pas forcément voter dans le même sens que la France insoumise. Une éventualité que Romain Mathieu voit comme une menace pour la stabilité de la Nupes : "Ce qui est le plus inquiétant pour la gauche, ce n'est pas qu'elle forme différents groupes. La question qu'il faut surtout se poser, c'est de savoir s'ils resteront unis et s'ils voteront dans le même sens ?"

Posté par roger-renard à 07:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]