ROYAL RENONCE AUX EUROPEENNES

 

L'ancienne candidate à l’élection présidentielle, Ségolène Royal, a fait savoir qu'elle renonçait à être candidate aux élections européennes de mai 2019. Elle a fustigé le comportement de Benoît Hamon et Yannick Jadot et les a mis en garde.

Elle ne se lancera pas de nouveau dans l'arène politique à l’occasion des élections européennes de mai prochain. L'ancienne ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a en effet annoncé ce 11 janvier qu'elle ne serait pas candidate, le rassemblement de la gauche.

«Je ne serai pas sur une liste», a ainsi affirmé la femme politique sur France Inter, tout en assurant qu'elle serait «présente dans le débat européen». Elle avait annoncé à l'automne réfléchir à l'hypothèse d'une candidature à la tête d'une liste dépassant l'appareil socialiste, précisant qu'elle donnerait sa réponse en janvier.

Je suis désolée que ce rassemblement ne se fasse pas parce que nous avons devant nous des défis absolument considérables

«J'avais posé pour condition, pour répondre à l'aimable pression de mes amis, de pouvoir structurer et créer une convergence et un rassemblement des écologistes, de la gauche, des démocrates, de la société civile également. Ces conditions ne sont pas remplies puisqu'un certain nombre de partenaires ont refusé, et par conséquent je reprends ma liberté de ne pas être candidate», a-t-elle expliqué.

Yannick Jadot et Benoît Hamon «auront des comptes à rendre» tance Ségolène Royal

Le chef de file des écologistes, Yannick Jadot, a refusé le 21 décembre la proposition de Ségolène Royal d'être numéro deux sur une liste qu'il conduirait. Celui de Générations, Benoît Hamon, a fermé la porte le 7 janvier à une alliance avec le PS, tant qu'il siège avec le PSE.

 «Je suis désolée que ce rassemblement ne se fasse pas, parce que nous avons devant nous des défis absolument considérables. Il y a l'urgence climatique, il y a l'urgence sociale, il y a l'urgence démocratique, il y a la montée des nationalismes, et voir qu'on n'est pas capables de s'unir au niveau des démocrates, de la gauche et des écologistes, c'est quand même assez désolant, mais j'espère qu'ils continueront leurs efforts», a affirmé l'ancienne candidate à la présidentielle.

Si au lendemain des élections européennes nous avons un chaos au niveau du Parlement européen [...] ce sera de la responsabilité de ceux qui ont fait passer l'esprit d'appareil politique et les égos avant le rassemblement

Yannick Jadot et Benoît Hamon «auront des comptes à rendre», a-t-elle cependant averti. «Car si au lendemain des élections européennes nous avons un chaos au niveau du Parlement européen, une forte montée en puissance des nationalismes, parce qu'il n'y aura pas eu d'offre politique enthousiasmante, crédible, ce sera de la responsabilité de ceux qui ont fait passer l'esprit d'appareil politique et les égos avant le rassemblement», a-t-elle encore critiqué, parlant d'une «faute grave dans un moment de basculement».