SEGOLENE TETE A CLAQUE PLANETAIRE

 

 

Revenons au sujet central de notre blog et à notre harpie arrogante et désinvolte avec le petit personnel et à l’occasion avec une journaliste australienne qui n’en est toujours pas revenue  de sa goujaterie :

 Visiblement, interroger Ségolène Royal n'est pas de tout repos. C'est en tout cas ce que raconte une journaliste australienne dans un portrait, publié par The Australian (lien abonné) le 31 mai, sobrement intitulé "La cassante Madame Royal fait tomber la guillotine". 

Alors que les deux femmes sortent d'un repas avec d'autres journalistes étrangères à l'ambassade française de Londres, Rosie Kinchen, journaliste australienne donc, monte dans la voiture de Ségolène Royal pour continuer la conversation dans le but de faire son portrait. Sauf qu'elle se heurte à un écueil : Ségolène Royal n'est pas d'humeurCensée durer près d'une heure, l'interview se termine au bout de 25 minutes où la journaliste décrit la ministre de l'Écologie comme "boudeuse" ("tirant la gueule" est une autre traduction).

C'est d'abord l'attitude de Ségolène Royal qui est mise en avant lorsque celle-ci rentre dans la voiture. Elle explique :

Ses yeux bleus, qui pétillaient de bonne humeur pendant le déjeuner, passent au froid désintérêt au moment où la voiture ferme ses portes. Elle ne prétend même pas écouter son attaché de presse qui la briefe sur son interview, déroulant ses e-mails à la place, les lèvres retroussées. 

Malgré tout, la journaliste tente de poser ses questions et se heurte à des réponses plutôt brèves de la ministre. Tout d'abord, Rosie Kinchen l'interroge sur la montée du Front national en France. Réponse de Ségolène Royal :

Je ne sais pas, je ne veux pas faire de publicité pour eux. Ça ne m’intéresse pas.

 

Relancée sur les juifs de France, toujours plus nombreux à quitter l’Hexagone, la ministre n'est pas plus loquace. Elle dit :

Le racisme et l'antisémitisme sont toujours un problème. Je ne veux pas parler de choses qui n'ont rien à voir avec mon intervention.

Embêtant pour un portrait. La journaliste retente sa chance concernant sa présence en Israël pour les funérailles des victimes de l'Hyper Cacher en janvier dernier. La ministre réplique "sèchement" :  

J'y ai été comme représentante du gouvernement. C'était le protocole. Je n'ai rien décidé toute seule. Laurent Fabius n'était pas disponible. Je suis numéro 2, donc j'y vais.

L'interview continue dans le froid le plus total lorsque la journaliste se lance sur le sujet du sexisme dans la politique française. Le sexisme est-il donc encore un problème dans la vie politique hexagonale ? Réponse :

Non. (Elle retourne à son écran de téléphone). Excusez-moi. 

"Quatre minutes de silence" et la journaliste tente son coup une dernière fois en lui demandant si cumuler une carrière politique et des enfants a été difficile. La réponse est "criée" par Ségolène Royal qui pointe du doigt la journaliste, selon cette dernière :

Ségolène Royal : Votre question ne serait pas sexiste ? 




La journaliste : Si, peut-être.




Ségolène Royal : Et c'est pire parce que vous êtes une femme. 

Finalement, la ministre concède un "oui" et explique que c'est "difficile de s'organiser et de ne pas faire de sacrifices" mais que c'est également "une opportunité pour apprendre à ne pas perdre de temps". D'ailleurs, en parlant de perte de temps, Ségolène Royal semble convaincue de perdre le sien. Elle se tourne vers son attaché de presse et, en présence de la journaliste, lui pose la question suivante :

Ça doit durer jusqu'à l'aéroport ?

Folle ambiance dans la voiture. Elle laisse cependant la possibilité à la journaliste de poser une dernière question : "quelles qualités lui ont permis de durer aussi longtemps en politique ?". Réponse lapidaire de Ségolène Royal :

J'ai du courage et le désir d'accomplir des choses. 

Une dernière petite phrase sur la nécessité de "pardonner mais ne jamais oublier" en politique et voilà l'interview terminée.  La journaliste ne dit cependant pas si elle l'a remerciée pour ce moment.

#Bonus track

Ségolène Royal se tient en haute estime. D'ailleurs, selon ses dires, elle est indispensable au gouvernement. Alors, aucune raison que cette modestie ne se borne aux frontières de la France. Cherchant à savoir si Ségolène Royal s'est déjà interrogée sur une éventuelle fin de carrière politique, la journaliste reçoit la réponse suivante :

Je ne me suis jamais posé la question car j'ai toujours eu des responsabilités. Je suis très efficace, je suis créative : aucun pays n'a voté une loi dans laquelle il y autant de sujets liés à l'énergie dans le même texte et qui est le fruit de 25 ans de vie politique.

 

Une réponse normale en somme lorsque l'on se souvient que Barack Obama a été influencé par Ségolène Royal. Selon Ségolène Royal.

 

Inutile d’ajouter  que les faits ont fait les gros titres du journal australien le lendemain et que cela a encore magnifié la réputation d’arrogance des Français.