Grand débat: François Hollande met en garde Emmanuel Macron avant son allocution

 

En déplacement devant des lycéens de Haute-Garonne, et à l’aune des annonces que doit faire son successeur, l’ex-président est revenu sur les mesures qui permettraient selon lui de mettre fin à la crise.

La fin du suspense est prévue ce lundi soir. Après cinq mois de mobilisation, et alors que le gouvernement a procédé à la restitution du grand débat la semaine dernière, Emmanuel Macron doit s’exprimer, à 20 heures, pour présenter sa «réponse aux préoccupations soulevées» durant la consultation. Le président est attendu au tournant sur un certain nombre de sujets, notamment celui de la fiscalité. Une occasion, pour François Hollande, de donner son analyse de la situation, et de mettre en garde son successeur.

Fiscalité, territoire et écologie

En déplacement à Toulouse devant quelque 400 lycéens de Haute-Garonne, l’ancien chef de l’État a avancé les solutions qu’Emmanuel Macron devrait, selon lui, privilégier. «La réponse n’est plus simplement fiscale», estime François Hollande, sur des images captées par BFMTV. S’il reconnaît la nécessité de rétablir l’impôt sur le revenu, l’ancien locataire de l’Élysée met en avant deux autres thèmes clés pour sortir de la crise. L’une de ces réponses est à ses yeux territoriale. «(Il faut trouver) comment faire revivre ces territoires, comment redonner à ces populations la conscience qu’elles appartiennent au même ensemble» détaille-t-il. Et la seconde concernerait l’écologie. «Les manifestations sur le climat ont rassemblé beaucoup plus de monde que celles des “gilets jaunes”», affirme François Hollande, selon qui le «système médiatique» ne s’en est pas fait l’écho car elles se sont «bien passées». «Les décisions doivent s’inscrire dans cette expression de justice climatique», juge-t-il encore.

Les trois thèmes évoqués par François Hollande ont déjà été cités par le premier ministre Édouard Philippe, durant le discours qu’il a prononcé lundi dernier au Grand Palais. Le chef du gouvernement avait alors souligné «l’immense exaspération fiscale des Français», et la volonté du gouvernement de «baisser plus vite les impôts». Il avait également plaidé pour le rétablissement de l’équilibre entre les métropoles et les autres communes, et souhaité apporter une réponse à «l’urgence climatique». 

Il pouse un peu loin la désinvolture et l’indélicatesse, l’ex… Quelques heures avant une intervention capitale pour le pays, il ramène encore sa fraise : il fallait oser le faire….