ROYAL CRIMINELLE                                        RAPPEL MENSUEL

LE PREMIER CRIME :

 

CETTE FEMME EST D'UNE MECHANCETE INCONCEVABLE VOIRE CRIMINELLE EN DEHORS DE SON INCOMPETENCE ET A SEVI DRAMATIQUEMENT LORS DE. SON PASQSAGE AU MINISTERE DE L'EDUCATION...

Le post est long : lisez le jusqu’au bout, cela en vaut la peine

 

Ministre de l’Education et idées fixes mortifères sur la pédophilie

Mais c’est surtout au Ministère de l’Education , sous la tutelle d’Allègre, qu’elle allait se surpasser et commettre des méfaits qui auraient alerté cent fois dans une démocratie nordique au point de lui imposer de démissionner et de disparaître à jamais de tout poste de responsabilité politique. Son acharnement jamais démenti concernant sa croisade en faveur de l’enfance, maltraitée ou non, va faire des ravages définitifs et même des drames insupportables.

En 1997, après l’affaire Dutroux en Belgique, l’Education nationale, qui jusque là camouflait soigneusement les affaires de pédophilie découvertes en son sein, subit la pression de l’opinion publique et se décide à agir. Malheureusement, elle tombe dans l’excès inverse. Arrivée rue de Grenelle, ELLE fait entrer en vigueur une circulaire qui enjoint aux fonctionnaires le signalement au procureur dès que des accusations sont lancées, sans autre précaution ni intermédiaire. Dès lors, les plaintes se multiplient dans les écoles, collèges et lycées français ; plus d’une centaine par an, classées sans suite pour la plupart (dans une proportion de 73% selon l’Autonome de solidarité, une mutuelle qui défend les enseignants - un chiffre qui n’intègre pas les innocents injustement condamnés, ni les suicidés qui n’ont pas supporté les procédures -). Elle s’attaque « à un fléau très lourd en France » selon elle : la maltraitance sexuelle dont « un enfant sur dix est victime », en famille mais aussi à l’école. C’est elle qui fournit les chiffres, dans un JT du 12 juillet. Celle qui se qualifie de « ministre des enfants » dit comment procéder. Quand il y a une rumeur au sein d’un établissement, il faut diligenter une enquête et la confier à « un lieu de ressource » composé de médecins, psychologues, et enseignants. Quand les accusations sont « précises et circonstanciées », c’est plus simple, la parole de l’enfant «  entraîne directement » la saisie du procureur.

 Dans tous les cas, il s’agit d’en finir avec « la culture de l’étouffement ». On est tous pour. Dans les faits, la mise en pratique est délicate. Comment démêler le vrai du faux et empêcher qu’une rumeur devienne une arme ? Inversement, en cas de « geste sexuel déplacé », comment faire pour obliger l’établissement à prévenir sa hiérarchie, et celle-ci à agir, plutôt que de se débarrasser du scandale en mutant l’adulte ? En 1997, en pleine affaire Dutroux, les signalements restent nombreux. Après un suicide, un collectif d’enseignants, Jamac, se met en place pour lutter contre les effets de son excès de zèle. La foudre tombe sur des instituteurs et des profs qui se défendent mal, effarés, impuissants face à la prégnance de l’idéologie qui sacralise la parole de l’enfant (et dans laquelle une certaine mouvance féministe a sa part), une justice aveugle toujours tentée de choisir cette parole contre la leur, et la trahison de leur propre institution qui refuse de les défendre, même lorsqu’ils sont mis hors de cause. C’est le calvaire pour ces hommes (car la quasi-totalité des mis en cause sont du même sexe) à la santé et la réputation ruinées, contraints à changer de région voire de travail, marqués à vie par les épreuves subies, au point que certains mettent fin à leurs jours.

Elle mélange tout, dramatiquement, assimilant homosexualité et pédophilie, avec une sottise insensée, ce qui lui permet d’annoncer une croisade visant à éliminer 10% des enseignants pour le moins. Dans une tribune publiée par Libération sous le titre « Majorité morale et déni des corps », Chantal de Gournay, sociologue de son état, affirme qu’elle aurait ouvert la porte à un ordre moral nauséabond par « son amalgame entre pédophiles et pédérastes ». Alain Etchegoyen, ex-conseiller de Claude Allègre au ministère de l'Education, a publié ultérieurement « Votre devoir est de vous taire », aux éditions de l'Archipel. Il y consacre un chapitre à ses relations avec elle, « une expérience qui restera parmi les deux ou trois plus décevantes et plus pénibles que j'ai faites dans le monde politique ». Il dénonce un personnage « parasité par les questions d'image, qui l'obsèdent », et la difficulté de travailler avec elle: « J'ai toujours eu du mal à aborder les questions de fond avec elle, qui ne pensait qu'à faire des coups. ». Etchegoyen raconte aussi une entrevue qu'il a avec la ministre avant une interview sur Europe 1  consacrée à la pédophilie : elle se serait alors enquise auprès de lui des possibilités de démasquer les instituteurs pédophiles lors de leur visite médicale. Impossible, lui répond-il, effaré de découvrir l'amalgame entre pédophile et homosexuel.

 Cette attitude du Ministère  met en évidence les conséquences désastreuses de cette chasse aux sorcières sur la vie enseignante : méfiance institutionnalisée de tout contact corporel, nouvelle dépréciation de l’autorité et en particulier du modèle masculin, car " aujourd’hui, le fait d’être un enseignant homme, c’est porter sur soi un soupçon et cela induit une relation qui n’est plus naturelle, qui n’est plus vraie, à l’intérieur des écoles " - et pour les enfants faux accusateurs, remords et traumatismes spécifiques en perspective. Quant à l’initiatrice, elle porte une responsabilité définitive dans ces drames.

L’odieuse «  affaire Bernard Hanse »

C’est dans ces circonstances que démarre «  l’affaire Bernard Hanse ». C’est une affaire déshonorante pour le Ministère de l’Education, une barbarie ordinaire sur fond de sottise et d’arrogance. Cette affaire se résume par la « double mort d’un homme d’honneur ».  A l’origine, ce professeur d’E.P.S. avait expulsé manu militari mais sans violence un élève perturbateur de son gymnase début juin 1997. Ce dernier, menteur, fabulateur selon tous ses professeurs, au dossier psychiatrique lourd, en retard scolaire n’aurait pas supporté son expulsion devant ses copains et aurait décidé de se venger. Il invente donc des gestes déplacés et des attouchements commis dans le gymnase, faits démentis par tous les témoins. Ses parents portent plainte auprès de la direction ce dont Bernard Hanse est tenu au courant. Il demande une entrevue avec les parents dès le lendemain. Juré d’assises au cours des mois précédents, il avait été choqué par certains procès et particulièrement un viol d’un enfant par son père et ne supportait pas de pouvoir être assimilé à des êtres qu’il dénonçait comme des « malades ». La confrontation demandée ne se concrétisa pas alors qu’il mettait toute sa confiance dan sa hiérarchie et avait rédigé une lettre testamentaire dans le cas où l’entrevue se passerait mal. L’enquête interne habituelle n’eut donc jamais lieu. Par la plus grande des malchances pour lui, une nouvelle Ministre  de l’Enseignement avait été nommée quelques jours auparavant et arrivait au pouvoir avec une idée fixe : la lutte contre la pédophilie. Cette affaire éclatant dès son arrivée devint aussitôt une cause dont elle se félicita et qu’elle suivit au plus près. Evelyne Pathouat, son ancienne assistante parlementaire, raconte dans l’excellent livre qu’elle lui consacre qu’alors qu’elle évoquait certaines de ses déclarations sur la pédophilie dont la presse avait fait grand bruit et qui avaient assis sa réputation de  femme d’ordre et d’autorité, elle se félicitait elle-même d’avoir eu la «  chance » ( c’est le terme exact qu’elle utilisa ) d’avoir eu un cas de pédophilie dans sa circonscription poitevine, dans une autre affaire concernant un instituteur local, « ce qui lui donnait de l’avance sur Allègre ». En quoi cela pouvait-il être réjouissant que cette «  avance » en dehors de sa seule personne, mue par la volonté de nuire? Alors qu’il convient de respecter au minimum la présomption d’innocence de celui qui est accusé de tels actes. C’est l’un des piliers fondamentaux de notre Etat de droit.

Le lendemain, le 10 juin, pas d’entrevue mais le principal avertit dans l’après-midi Bernard Hanse que le procureur est saisi. « Le ciel lui tombe sur la tête » selon ce dernier, quand il se rend compte que son administration ne le soutient pas. A 19 heures trente, après avoir acheté une arme de petit calibre, il se suicide à quelques kilomètres du domicile conjugal, au volant de sa voiture contre un arbre, une balle dans la tête. C’est le suicide d’un homme d’honneur abandonné par sa hiérarchie. Ce 10 juin est triplement important outre le suicide. Ce jour-la, la ministre fait un point sur la pédophilie dans plusieurs Rectorats.  Ce même 10 juin, elle effectue parallèlement, d’après ses propres déclarations, un " tour par téléphone des inspections académiques " afin d’entreprendre un « recensement des cas de pédophilie signalés à la justice ». Le même jour aussi, le principal du collège est resté pendu au téléphone toute l’après-midi. Bernard Hanse a bel et bien vu sa mort scellée en haut lieu. Par expérience de ce qui devait lui arriver deux ans plus tard Roger R., dont le drame sera bientôt évoqué, l’homme au bout du fil était également et surtout l’homme-lige de la secrétaire d’Etat, le même zélé et franc-maçon Directeur des personnels enseignants, ancien complice de la fameuse promotion Voltaire de l’E.N.A., qui avait finalement imposé à un principal peu courageux de saisir la justice et donc le procureur de la République contre tout bon sens. La Secrétaire d’Etat et son D.P.E. favori ont harcelé le principal au téléphone jusqu’à ce qu’il cède y compris sous d’éventuelles menaces sur sa carrière. Tous trois ont tenu la main qui serrait l’arme avec laquelle Bernard Hanse s’est suicidé. Ils sont complices d’une incitation exceptionnelle au suicide en réunion.

 L’intolérable est qu’elle se soit vantée, là encore, d’avoir connu l’affaire avant Allègre qui l’aurait sûrement traitée avec plus d’intelligence et de déontologie. La Ministre, le Directeur des personnels Enseignants, le cher PYD, et le lâche principal d’Etablissement ont conjointement tenu le pistolet, en fait, dans la main de Bernard Hanse au moment du suicide. Il s’agit d’un crime d’Etat. Que chacune de ces trois personnes soient poursuivies jusque dans l’éternité par l’image de ce martyr appuyant sur la gâchette, tout en sachant qu’il n’en sera rien pour une Ministre qui s’absout de tout et sans doute de même pour ses deux complices et subordonnés qui se replieront vers le lâche respect des ordres venus d’en haut sans se poser de problèmes de conscience. Le 11 juin, certains élèves se ruent sur le fautif pour le mettre à mal, d’autres pleurent. Le dénonciateur doit se réfugier auprès de l’Administration du collège. Il sera finalement retiré de l’établissement sous les huées des autres élèves. Le 13 juin a lieu à  Montmirail une grande manifestation silencieuse que les instances administratives ont essayé d’empêcher en arguant qu’il y avait risque de trouble à l’ordre public. Le dénonciateur finit par se rétracter auprès du juge en se justifiant par le fait «  qu’il n’aimait pas qu’on l’embête quand il faisait des bêtises ».

L’affaire pourrait se clore sur ces aveux. C’est ne pas connaître  l’aveuglement de la Ministre murée dans ses certitudes définitives. Elle relance l’affaire et sème le trouble en affirmant officiellement que «  l’enfant s’est peut-être rétracté sous la pression des adultes » alors que huit jours seulement après le suicide, l’accusateur, fait rarissime pour un mineur, était mis en examen pour « dénonciation mensongère ». Le 9 juillet, ne respectant pas son devoir de réserve, elle se répand dans de nombreux médias en mettant en doute le bien-fondé de la décision de justice au nom de la présomption d’innocence et du caractère sacré de la parole de l’enfant ( bêtise insoutenable en ces circonstances, en particulier ) : « un enfant ne ment pas » ose-t-elle affirmer en alimentant la machine à rumeur contre une famille éprouvée qu’elle n’a  jamais prise en considération.

Cette bêtise - preuve qu’elle ne se remet jamais en doute - trouvera plus tard son illustration ultime dans l’affaire d’Outreau où elle défendra le juge et, à nouveau, la sacralité de la parole de l’enfant. Le 17 juillet elle envoie enfin à une famille brisée une lettre d’une froideur métallique où elle ne s’excuse pas, bien sûr, (quitte à être monstrueuse soyons le jusqu’au bout), mais  justifie au contraire avec cynisme sa politique et  ose, en plus, colporter les ragots mensongers de la famille accusatrice, tous démentis par l’instruction. C’est une tache indélébile sur le tailleur blanc de l’inquisitrice. La colère étreint ma poitrine. « Quelle bravitude » en la circonstance !!! «  Eléonora Ceaucescu » !, «  Mère Denis » ! et «  pourquoi pas à la tête du pays pendant qu’on y est »!!!. Car c’est bien de la mère Denis à l’Education qu’il s’agit. « Si un enfant peut être préservé au prix de neuf enseignants accusés à tort, l’objectif est atteint » ose-t-elle dire également. Cette lettre qui justifie encore l’insoutenable est la meilleure preuve du cynisme et de l’arrogance de son auteur ainsi que son aveuglement et son délire fantasmatique en bafouant l’honneur et la mémoire d’un martyr, en continuant à encourager le mineur à revenir sur ses aveux et en faisant pression sur le déroulement serein et équilibré de la justice. Elle révèle une personne dépourvue de compassion et de la moindre humanité, une personne qui a toujours raison et est dépourvue de rétroviseurs. Finalement, elle fut quand même condamnée par la justice le 11 avril 2008  pour son action contre un honnête homme dont elle fit tout pour salir la mémoire. Même les « frères » qui sont une vraie tumeur au sein de la justice n’avaient pas osé s’opposer à ce jugement. Dans toute démocratie des pays nordiques de l’Europe, elle aurait été démissionnée dix fois pour ce crime.

Elle ne bougea jamais d’un millimètre dans son obstination stupide au point de resservir le couvert lors de l’affaire d’Outreau où elle défendit mordicus le juge et la sacralité de la parole de l’enfant malgré toutes les preuves concluant au contraire. « On vient de découvrir dans l'affaire d'Outreau », dit t’elle à France-Soir, « qu'une partie au moins des parents dont on a dit qu'ils avaient été injustement accusés se sont bien prêtés à des actes sexuels avec des enfants : on a retrouvé des cassettes chez un des couples ! ». Et la candidate socialiste d'ajouter, sans craindre de bousculer les consensus trop commodes et les nouvelles idées reçues, selon elle : « Or on a accablé un juge (le juge Burgaud ), on n'a pas reconnu la parole des enfants... ».Dans son élan, elle n'hésite pas à parler, songeant aux adultes, des « soi-disant victimes de cette affaire ». « La loi du silence est très lourde », conclut-elle, visant, bien sûr, les agressions (de tous ordres) contre les femmes mais, sans doute d'abord, les enfants, si seuls, ici et ailleurs, face aux pédophiles. L'ex-candidate à la présidentielle estime qu'on a gravement tort de ne pas prendre au sérieux la parole des enfants victimes. Ce qu'ils disent, laisse-t-elle entendre, est 9 fois sur 10 l'exacte vérité. Une vérité évidemment dérangeante, selon elle. Le jugement d’Outreau aurait eu des conséquences catastrophiques pour la justice dans ce pays…Elle est odieuse, définitivement et plus encore sur ce dossier.

En 2006, sur sa fiche Wikipédia , alors qu’elle était candidate à la présidentielle, était écrit :« Plaçant toujours la parole de l'enfant au-dessus de la présomption d'innocence, elle a levé la loi du silence. L'ancienne ministre n'est jamais revenue sur cette circulaire, ni sur ces déclarations.». Que rien ni personne ne soit oublié, ni les victimes, ni les agissements criminels de cette politicienne irresponsable, ni les idéologies qui l’ont inspirée : la croyance inconditionnelle à la parole de l’enfant, la misandrie ( " tout homme est un pédophile potentiel " - ce n’est pas un hasard si la quasi-totalité des victimes sont des enseignants hommes ). Hallucinant. Peut-être s’agit-il là d’un cas de sénilité précoce, à vrai dire, ce qui atténuerait l’ignominie de telles affirmations de sa part?? Il y eut également d’un instituteur pour lequel il convenait aussi de respecter au minimum la présomption d’innocence. Il n’en fut rien :

pressentant que l’affaire serait très médiatisée, ce dont elle faisait son miel, elle avait elle- même contacté l’Inspection académique pour demander la révocation immédiate. Condamné le 10  juillet 1997 à quatre ans de prison ferme, l’instituteur se suicida finalement alors qu’il était en liberté provisoire.

Pour être honnête, il faut admettre qu’elle n'a jamais fait mystère de sa pudibonderie. Elle exècre les plaisanteries graveleuses, les bons mots égrillards qui détendent une réunion. A La Rochelle, lors du week-end traditionnel de l'université d'été du PS, rien ne l'agace comme les sourires de François Hollande aux blagues scabreuses qu'affectionnent François Rebsamen ou Julien Dray. Elle juge que ces propos dégradent l'image de la femme, au même titre que la pornographie ou certaines publicités, qu'elle combat. Virulente dans l'attaque, elle l'est aussi dans le propos. Au point, parfois, d'en laisser ses visiteurs pantois : au cours d'un déjeuner où elle reçoit quelques journalistes, à l'été 2000, la ministre déléguée à la Famille s'insurge ainsi contre la campagne d'une grande marque de cosmétique, Jeanne Piaubert, qui affiche en plan rapproché sur tous les murs de Paris un postérieur au galbe parfait. Elle, qui vient déjà d'expliquer que sa petite fille de 8 ans ne porte plus de jupe courte depuis qu'une chute en rollers lui a attiré les commentaires déplacés d'un passant, dénonce l'image de « ces fesses offertes » et suggestives. « Quand on les voit », conclut-elle d'un ton sans réplique devant ses invités médusés, ce qui lui paraît venir immédiatement à l'esprit, c'est l'envie de « les sodomiser »!... 

Sa fièvre de justice immédiate ne se limitera pas à l’odieuse affaire Hanse. Deux ans plus tard, en 1999, elle s’attaquera de façon aussi dramatique dans les conséquences à un enseignant qualifié d’exceptionnel par ses propres services et justifiant d’une note pédagogique stratosphérique de 58 sur 60. Ces faits seront abordés en épilogue.