ROYAL CRIMINELLE D’ETAT              RAPPEL MENSUEL

LE SECOND CRIME : L’AFFAIRE ROGER R. :

 

Au Ministère de l’Education, la fièvre de justice immédiate de cette prédatrice inhumaine ne se limitera pas à l’odieuse affaire Hanse. Deux ans plus tard, en 1999, elle s’attaquera de façon aussi dramatique dans les conséquences à un enseignant qualifié d’exceptionnel par ses propres services et justifiant d’une note pédagogique stratosphérique de 58 sur 60.

Prenez le temps de lire la longue histoire de Roger R. : cela vous permettra de mesurer le calvaire qu’il a vécu par la faute criminelle de Ségolène Royal, la machination d’un couple médiocre ainsi que l’ampleur des complicités au sein d’un appareil d’Etat – justice et haute administration – corrompu et gangrené par les amitiés et obligations franc-maçonnes.

Les débuts de l’ » affaire Roger R. »

« L’affaire Roger R.» remonte à vingt ans. Et plus de temps encore pour le premier épisode de cet étonnant imbroglio. On l’accusa  alors d’avoir envoyé une lettre anonyme. L’accusation était  l’œuvre d’une institutrice propulsée professeur d’enseignement général lors de la création du collège où ils enseignaient tous les deux, par pur hasard. Normalement, ces deux êtres n’auraient jamais dû se rencontrer. Rien ne justifiait l’accusation, sinon la personnalité de la dénonciatrice. Elle terrorisait ses élèves depuis toujours, les traitant « d’aussi bêtes que leurs parents au même âge » « qu’elle avait bien connus quand ils étaient eux-mêmes ses élèves »  et se défoulant sur quelques têtes de turc choisies parmi les plus fragiles de la classe ; elle leur imposait un savoir étriqué. Lui arrivait d’un long périple dans les lycées  français de l’Etranger où il s’était épanoui et avait accepté à son retour en France une courte expérience en collège faute de poste en lycée disponible dans la région. Cela lui avait semblé un défi intéressant que d’enseigner devant un public différent, plus jeune et moins docile  et s’était attaché aussitôt à transmettre une science élégante avec envie et enthousiasme. Les deux enseignants s’ignoraient conscients l’un et l’autre de leur différence évidente à tous ; ils étaient à l’opposé sur le spectre humain. Il ne comprenait rien à cette dénonciation ; il lui revint finalement  l’avoir tancée rapidement en salle des professeurs quelque temps auparavant pour la méchanceté dont était victime une élève sans défense qu’ils avaient en commun. Cela avait donc suffi à déclencher une haine sourde et ces accusations sans fondement. Personne ne fut dupe et surtout pas l’Inspecteur d’Académie qui clôtura une rapide enquête par une fin de non recevoir polie mais définitive ; les deux dossiers administratifs des protagonistes témoignaient de deux réalités à l’opposé l’une de l’autre - témoignages de satisfaction et félicitations des inspecteurs généraux contre lettres de mécontentement de parents d’élèves. L’émoi quitta la salle des professeurs aussi vite qu’il était venu ; seule demeura la haine mortelle, véritable grenade dégoupillée concernant une personne folle de rage et d’un tel degré de méchanceté. Il ne pouvait imaginer que, de nombreuses années plus tard, elle ferait alliance avec la Ministre de l’Education dans cette affaire sordide.

Quelques mois plus tard, Roger R. reprit son enseignement en lycée après avoir reçu lors de son départ le qualificatif d’ « enseignant exceptionnel » de la part d’un chef  d’établissement pas mécontent de savourer le rictus d’humiliation qui déformait le visage d’une collègue qu’il craignait lui-même de longue date. Il retrouva avec plaisir et appétit des classes de terminales et le défi de couvrir tout le programme avant la date du baccalauréat tout en assurant à chaque étape, tout le long de l’année scolaire, des cours les plus complets possibles. Ce défi l’émoustillait toujours. Il envisageait même de travailler en interactivité et de faire participer le plus souvent possible son auditoire ainsi qu’il l’avait pratiqué constamment pendant son passage en collège. Son corps tiendrait-il ? C’était sa seule inquiétude : il avait ramené de son dernier séjour à l’étranger une sérieuse maladie tropicale, l’amibiase, qui le laissait régulièrement sur le flanc. Pendant les périodes de congés, cela commençait par plusieurs jours de dysenterie puis une phase d’épuisement physique s’ensuivait avant que la vie ne reprenne le dessus avec une vigueur décuplée par l’impression initiale d’humiliation physique : c’est avec une détermination pleine de rage qu’il vivait les derniers jours de chaque cycle. Il avait vu toutes les autorités médicales locales sans succès : les maladies tropicales avaient disparu de leur cursus de formation depuis la fin des « colonies » et aucun médecin ne prit en réalité la mesure du mal dont il souffrait s’enfermant dans un dialogue sans issue face à la demande simple du patient qui réclamait en toute logique que l’on traite les amibes qui lui dévoraient les entrailles ce à quoi les médecins répondaient inévitablement qu’il leur fallait  d’abord une analyse de laboratoire établissant leur existence alors qu’elles s’autodétruisaient dans la demie heure qui suivait leur expulsion et qu’il était dans l’impossibilité à la fois physique et matérielle de se rendre alors au laboratoire d’analyses dans le temps imparti…. C’était un dialogue de sourds alors qu’un simple médicament spécifique et peu onéreux aurait tout réglé en quelques semaines. Il trainait donc cette maladie depuis des années et avait concentré toute son énergie dans la gestion de ces crises. Le psychisme réalise des miracles : en période scolaire, la phase de dysenterie se manifestait en début de week-end une fois les cours terminés ; il récupérait ses forces le lundi où il était libre d’enseignement et redémarrait devant ses classes avec une véritable rage intérieure le mardi si bien que ses étudiants n’eurent jamais à pâtir de ce combat acharné qui lui donnait, année après année, une force morale insoupçonnable pour autrui.

La lutte et l’espoir face à un terrible cancer

En 1996, ce bonheur s’arrêta net avec le cancer de sa fille. Elle était dans sa vingtième année lorsque le drame s’imposa avec une brutalité inouïe. Elle avait beaucoup maigri en quelques mois et ses veines étaient devenues saillantes. Ses parents ne la voyaient que tous les quinze jours par le fait de ses études en internat à une heure et demie de route. Par chance, sa mère put la voir quelques instants comme elle sortait de sa douche, ce week-end-là. La décision de gagner le cabinet médical fut prise dans l’instant. De là, elles partirent vers l’hôpital et les urgences pour des examens approfondis. Là, comme attendu l’attente fut particulièrement longue, d’autant que les internes ne semblaient pas inquiets sur l’état de santé de cette jolie jeune fille sur son brancard. Finalement quelques clichés furent pris. Une demie- heure plus tard l’atmosphère changea brutalement ; ce fut un véritable branle bas de combat. Le diagnostic tomba finalement : elle souffrait d’un séminome, forme extrêmement rare de cancer pour les femmes qui touchait les ovaires et se manifestait par une excroissance de la grosseur d’un ballon de rugby entre les poumons. Lorsque  sa femme le lui apprit au téléphone, il tomba à genoux et hurla à la mort comme un chien. Les chances de survie étaient minces : il fallait d’abord réduire la tumeur pour la rendre opérable ; c’était la phase initiale du combat proposé pour les quatre premiers mois, soit quatre longues cures mensuelles de chimiothérapie, la patiente étant immobilisée à l’hôpital avec un goutte à goutte obsédant de jour comme de nuit. Il fallut s’organiser pour qu’elle ne soit jamais seule dans l’épreuve : sa mère se mit en congés et les amis du couple organisèrent une rotation dans la journée pour permettre à cette dernière de récupérer des insomnies de la nuit qu’elle passait auprès de sa fille. Chaque mois, cette dernière revenait ensuite pendant une dizaine de jours à la maison pour récupérer avant de reprendre le combat. La mère et la fille devinrent ainsi un couple indissociable, acharné dans sa lutte contre le mal. Lui passait le moindre de ses temps libres auprès d’elles en fonction de ses obligations professionnelles.

A la fin de la seconde cure de chimiothérapie, le père biologique de la jeune fille demanda à ce que les règles de la garde alternée soient respectées et donc que leur fille vienne récupérer  chez lui. Elle s’y opposa vigoureusement – c’était la première fois qu’elle osait s’opposer à son père -, la présence de sa mère dans sa vulnérabilité extrême lui était désormais indispensable. Il quitta la  chambre en promettant que « sa vengeance serait terrible » et en claquant la porte derrière lui. L’homme avait vécu avec haine la séparation d’avec sa femme treize ans plus tôt, s’enfermant depuis lors dans une attitude négative et de médiocres histoires d’argent. Il avait par ailleurs promis, devant ses deux enfants, à Roger R., dès le départ de son épouse, une issue funeste et comme toujours « terrible ». Sa colère le suffoquait désormais. C’était un travail de treize ans d’emprise absolue sur le cerveau de sa fille, visant à l’éloigner de sa mère et de la pièce rapportée représentée  par Roger R., qui s’effondrait. Il cessa de passer voir sa fille à l’hôpital au cours des trois mois suivants et la traita avec hostilité refusant même de participer au coût de la perruque devenue désormais indispensable : comment aurait-il pu imaginer le regard décidé de sa fille tandis que la coiffeuse lui rasait les dernières touffes de cheveux résistant au mal ? La perruque avait été choisie avec soin par une jeune fille de 20 ans : ce n’était pas la moins chère ; lui n’y vit qu’une attitude « capricieuse » De même, il suspendit sa participation mensuelle à ses frais d’étudiante au prétexte que «  c’était une dépensière qui jetait l’argent par la fenêtre pendant ses périodes de récupération en achetant des cd et des vidéos ». L’homme était méprisable mais sa fille ne parla jamais plus de lui, seulement concentrée qu’elle était sur son combat contre le cancer.

La quatrième cure de chimiothérapie achevée, la tumeur était réduite de moitié. Une opération à hauts risques pouvait être envisagée : il fallait que le cœur tienne, la petite étant très affaiblie par le traitement. L’intervention au bloc opératoire dura sept heures. Au bout de l’angoisse, l’espoir revint : la tumeur avait pu être extraite. Inévitablement, un tiers d’un poumon avait également été prélevé. Deux nouvelles cures mensuelles de chimio restaient à subir. Ce fut dans ce moment-là que la malade se rebella un peu et marqua son impatience face à l’effort surhumain qui lui était imposé. Sa vie demeurait en danger et restait dépendante des soins quotidiens et de l’obsédant goutte à goutte. Le chirurgien passait deux fois par jour. Un après-midi, il céda aux supplications ; leur fille voulait depuis plusieurs jours passer une nuit hors de l’hôpital « chez elle ». Cet homme dur d’apparence céda enfin.  Le praticien n’était pas tranquille pour autant et les parents s’étaient engagés à lui téléphoner immédiatement, même de nuit, au moindre problème. Vers 23 heures, la température de la  malade augmenta brutalement et le dispositif d’urgence fut mis en place pour un retour immédiat dans le service d’oncologie. A minuit et demi, il fallut parlementer et supplier leur fille qui ne voulait plus quitter la maison. Une demie heure plus tard, Roger R. transportait enfin sa fille dans ses bras vers le camion du SAMU; l’émotion était à son comble ; elle continuait à prier en pleurant  « papa je veux mourir chez moi ». Ce fut la seule fois de sa vie où elle l’appela  « papa » : il en conçut plus tard une félicité définitive, c’était un cœur simple et aimant.. Cela réparait des années d’hostilité muette  qu’il n’avait jamais comprises et qui l’avait longtemps perturbé de la part de la petite, le laissant des nuits entières sans sommeil. Le miracle se produisit à nouveau et la santé revint peu à peu.

 La machination infernale

Deux ans plus tard,  l’ « affaire Roger R. » rebondissait. Deux haines rances accumulées s’étaient rencontrées pour son plus grand malheur : le couple formé par l’ancienne institutrice et l’ex-mari de son épouse avait monté une machination grossière avant de porter doléance auprès d’ELLE- la prédatrice, la Ministre- à la préfecture de Région. Du côté de l’ex-mari, une énorme affaire de lettres anonymes multiples (comme par pur hasard….l’obsession des lettres anonymes…) avait été montée avec soin depuis deux ans, c’est-à-dire depuis la trahison de sa fille biologique. La machination se révélait diabolique mais au final mal ficelée. L’affaire avait mis en émoi depuis deux ans au moins les services du Crédit Mutuel Océan où travaillait le premier mari de l’épouse de Roger R., l’homme à la vengeance annoncée « terrible ». L’agence où travaillait ce dernier, le siège régional de la banque ainsi que des dizaines de personnes sans doute des collègues et des clients avaient reçu des lettres anonymes intolérables. Le coupable ne pouvait être qu’une personne interne aux services. Une enquête confiée par le C.M.O. ( Crédit Mutuel Océan ) à un cabinet de détectives privés concluait dans ce sens : la centaine de pages que comprenait leur rapport était implacable et affirmait la culpabilité certaine de l’ex-mari et l’impossibilité matérielle que ce soit une personne extérieure à la banque qui ait commis les faits. Parmi les innombrables pièces dactylographiées pour la plupart, une retenait immédiatement l’attention étant manuscrite. Ce n’était pas l’écriture de Roger R. : tout le disculpait... Croyez vous qu’elle- la Ministre- se soit procurée ce document à travers une enquête interne indispensable. Bien sur que non : elle était déjà sûre de son fait, malgré toutes les preuves la récusant, toute à sa jouissance de faire du mal. A Comme une vulgaire mère Denis, la Ministre s’était mêlée d’une minable affaire privée et avait pris parti pour un couple haineux l’entraînant dans une sordide machination contre un professeur exemplaire. Acculé, le présumé coupable de l’envoi des lettres anonymes avait finalement mis au point ce qu’il croyait être  un piège mortel en orientant l’enquête vers son ennemi juré et en déclarant que c’était la seule personne qui pouvait lui nuire : il avait pris tous les risques et avait monté une machination insensée qui le mettait en danger en espérant détourner au final l’attention vers son ennemi juré. Plus tard, mais de façon inutile devant la volonté définitive de l’Education de le détruire, Roger R. fit établir, à partir d’écrits des deux protagonistes, une expertise officielle par une graphologue assermentée auprès de la Cour d’Appel de Poitiers, établissant l’impossibilité totale de sa culpabilité et, au contraire celle indiscutable de son accusateur. Tous ces faits furent, bien sûr, cachés lors de l’entrevue avec la Ministre déléguée à l’Enseignement. Tout était limpide : ses deux ennemis mortels l’avaient rencontrée. Ils l’avaient convaincue et entraînée dans leur machination diabolique visant à le détruire. A partir de là, ce dernier était condamné d’avance, cette Ministre étant toujours sûre de son fait et implacable : elle avait décidé de la mise à la retraite d’office et en faisait à compter de là une affaire personnelle où personne ne pourrait s’opposer à sa volonté. L’ex-mari de son épouse était en plus un militant actif de la secte « J’aime papa », ramassis de revanchards haineux contre leurs ex-femmes, qui avait son entrée au Ministère et avait su se gagner les bonnes grâces de la Ministre. A partir de là, il était condamné car elle pouvait faire jouer à plein le réseau d’influence franc-maçon qui gangrène ce Ministère et qu’il suffisait d’activer. L’ancienne institutrice avait envoyé préalablement à cette entrevue une lettre de dénonciation où elle traitait Roger R. de «  paranoïaque pervers ». Entre ces deux femmes également mesquines et méchantes, l’entente s’établit de fait aussitôt et la Ministre, avocate au demeurant, ne s’offusqua pas de voir dénoncée la décision antérieure de l’Inspecteur d’Académie ce qui n’avait aucune valeur juridique depuis lors et pouvait valoir une plainte en diffamation, les faits remontant par ailleurs à plus de quinze ans. Pour ce qui était l’ex-mari de son épouse, il « s’appuyait » sur un ensemble de documents remis par son avocat, les mêmes que ceux obtenus par son adversaire et qui prouvaient tous l’innocence de ce dernier. Il «  démontra » faussement le contraire avec son bagoût habituel, son interlocutrice étant déjà en état de jubilation dans la perspective de se lancer dans une nouvelle opération de purification interne après l’affaire Bernard Hanse. Il joua aussi habilement d’une corde sensible pour elle, celle du mari abandonné et du responsable local de «  J’aime Papa », mouvement avec lequel elle entretenait des liens étroits en eaux troubles. Tous les arguments, même les plus invraisemblables, sont recevables pour qui est déjà convaincu. Elle ne se fit même pas communiquer les dossiers administratifs éloquents et opposés de l’ancienne institutrice et de Roger R. comme la prudence et l’obligation les plus élémentaires le lui auraient imposé en des circonstances normales. Tout cela était surréaliste. Elle finit par promettre une mise à la retraite d’office, inqualifiable. Venant d’elle, cela signifiait un arrêt de mort et un acharnement définitif contre le «  fautif ».A partir de cette entrevue, elle conserva le dossier Roger R. en première place sur son bureau au Ministère afin de ne jamais l’oublier.

 

L’acharnement de la mégère du Poitou-Charentes et de ses sbires

 

 Le 9 octobre 1999, alors qu’il pénétrait en salle des professeurs, la proviseure, décomposée, lui signifia qu’il était suspendu sine die et qu’il devait quitter l’établissement et ne plus y paraître jusqu’à décision lui permettant de revenir. Toute la communauté éducative était sous le choc mais son soutien actif  les jours suivants ne put en rien changer l’intransigeance rectorale. La décision venait en fait de beaucoup plus haut, il l’apprendrait plus tard. Il s’en remit dès lors à l’aide de son syndicat, le syndicat national de l’enseignement secondaire  ( S.N.E.S.)  qui lui apporta pendant des années un soutien sans faille.. Il lui fallut alors organiser sa nouvelle vie devenue vide de sens : chaque matin il refit le trajet de 35 kilomètres entre son domicile et son Lycée pour y amener son dernier fils qui était en seconde et qu’il avait rêvé de préparer au bac quand il serait en terminale. Ensuite, il restait de longues minutes assis au volant à regarder les élèves entrer dans « son » établissement puis il se dirigeait vers une cafétéria pour y prendre un petit déjeuner qui serait le seul repas de sa journée puisqu’il fallait se préparer à une longue guerre et commencer à économiser dès maintenant pour l’avenir. Débutait alors une longue journée dans l’attente de la sortie de cours de son fils ; pas question de faire deux allers-retours dans la journée là encore pour un impératif d’économie. Parfois il restait plusieurs heures à la cafétéria et s’enfermait dans ses travaux de recherche qu’il multiplia dès lors. A d’autres moments, il faisait de même à la médiathèque de la ville où il consultait également les journaux. Il marchait aussi  beaucoup en changeant fréquemment ses itinéraires urbains. Ses étudiants lui manquaient cruellement. Les trajets en voiture étaient silencieux ; il se refermait sur lui-même et son fils devait en souffrir grandement. Jamais ils n’en parlèrent. Jamais il ne céda au découragement. C’était une question de survie.

En avril 2000 eut lieu enfin son conseil de discipline (surréaliste) au Rectorat. Les responsables syndicaux rectoraux du S.N.E.S. étaient confiants et envisageaient au pire un blâme. S’il avait réellement commis de tels faits, le maximum de la sanction selon l’usage aurait été de un à trois mois de suspension. Mais, en fait, rien ne se passa comme prévu et le pire arriva. La commission était composée, outre le Recteur , affublé d’une ridicule veste semblable à celle d’un toréro, des quatre responsables syndicaux du S.N.E.S., acquis à sa cause , et de quatre inspecteurs pédagogiques rectoraux choisis par le Recteur pour leur docilité : l’inspecteur pédagogique d’histoire-géographie ( sa matière d’enseignement ) également acquis à la même cause que les responsables du S.N.E.S. avait été écarté alors que sa présence s’imposait. En cas d’égalité, quatre contre quatre, la voix du Recteur avait force de loi : le piège infernal se refermait dès le départ sur Roger R. avec l’absence de son IPR et ,nle choix de qutre larbins à la place ; la volonté du seul Recteur suffisait à emporter le verdict. Toute l’échelle des peines fut remontée de la plus infime à la plus grave avec, à chaque fois, au final, opposition du Recteur malgré une défense acharnée des délégués syndicaux du S.N.E.S.. Cela dura plusieurs heures. Finalement, Roger R. fut mis à la retraite d’office selon la volonté définitive de la Ministre de  l’Education. La sanction était démesurée et ne tiendrait pas devant le tribunal administratif. Quelques mois plus tard ce docile Recteur politique retrouva, une fois effectuée sa sale besogne, ses étudiants à la faculté de Pau et son domicile de Billère.

Roger R. saisit immédiatement le tribunal administratif sur ce dossier et conclut à la nullité de la sanction.  Les secrétaires nationaux du S.N.E.S. à Paris furent saisis et intervinrent à leur tour dans un dossier jugé scandaleux pour eux. L’un d’eux qui avait ses entrées au Ministère rencontra le Directeur des Personnels Enseignants, âme damnée de la Ministre, qui la joua modeste et plein de bonne volonté, prêt, selon ses dires, à modifier sa décision si un ordre supérieur lui en était donné. Il se laissa même aller à quelques confidences en expliquant, en particulier, que le dossier Roger R. était en permanence en deuxième ou troisième position sur le bureau de la Ministre. là où elle travaillait tard en soirée pour surveiller les devoirs de sa fille qui était en difficulté scolaire. La machination était activée depuis Paris par une personne impitoyable pour ses adversaires et par un Directeur des Personnels Enseignants garant de la fidélité au piège maçonnique. Dans la préfecture de Région où le dossier se trouvait devant le tribunal administratif, plus de 600 « frangins » étaient répertoriés selon les études les plus sérieuses. Roger R. n’avait aucune chance ou du moins très peu de s’en sortir.

Huit mois après sa mise à la retraite d’office, son salaire fut réduit de moitié, l’affaire n’étant toujours pas réglée au plan juridique..

En octobre 2002, son affaire fut jugée en première instance devant le tribunal administratif. Il avait choisi de se défendre seul et avait donc envoyé lui-même les mémoires en défense.Le commissaire du gouvernement alla au plus simple et demanda en séance d’annuler la décision en s’appuyant sur un de ses arguments quant à la forme et ne se prononça pas sur le fond de l’affaire. La présidente du tribunal avait préalablement permis à Roger R. de s’expliquer et fit preuve d’une véritable civilité. Trois semaines plus tard selon la pratique, le tribunal administratif confirma ses conclusions en annulation. Las, dans les jours qui suivirent, le Directeur des Personnels Enseignants renouvela la mise à la retraite d’office. Il fallait repartir de zéro et attaquer désormais sur le fond de l’affaire, dans l’attente d’un nouveau conseil de discipline rendu désormais obligatoire.

Un nouveau conseil de discipline favorable mais désavoué

Ce dernier eut lieu en mai 2003 après une longue lutte entre le service juridique du Rectorat et les responsables syndicaux académiques du S.N.E.S. qui parvinrent à le retarder deux fois. La nouvelle Rectrice, qui devait se révéler comme une personne indépendante des réseaux d’influence,  avait été alarmée par cette résistance acharnée et avait à l’évidence étudié le dossier avec le plus grand soin. Le conseil de discipline se déroula dans une atmosphère beaucoup plus sereine que la première fois Par contre, Roger R. s’amusa beaucoup des allées et venues inquiètes du responsable du service juridique du Rectorat, en liaison téléphonique avec le Ministère qu’il tenait régulièrement au courant de l’évolution des événements, le Directeur des Personnels Enseignants étant à l’évidence au bout du fil. La sanction ne pouvait être réduite à un simple blâme pour ne pas provoquer l’ire de l’administration centrale. Finalement, elle consista en une suspension de dix neuf mois assortie d’un sursis de dix huit mois.  La D.P.E. n’était pas humiliée et aurait pu s’en tenir là, s’il n’y avait pas eu la volonté inhumaine de la Ministre de détruire Roger R.. Quelques semaines plus tard, la Rectrice le nommait par décision rectorale sur un poste de professeur dans un autre lycée de la ville. Les contacts furent pris avec le nouveau proviseur. Las, en juillet, le Directeur des Personnels Enseignants, sur ordre express,cassait la décision du conseil de discipline en imposant à nouveau la mise à la retraite d’office. Le réseau d’influence mafieux ne lâcherait pas sa proie à l’évidence. La Rectrice paya rudement son indiscipline en perdant ses fonctions peu de temps après et en étant mise au frigo. Elle ne retrouva les mêmes attributions que deux ans plus tard dans un autre poste.        

l’acharnement du tribunal administratif franc-maçon et complice                                                                     

Le tribunal administratif fut légalement saisi dans les deux mois, concernant la dernière décision du Directeur des personnels enseignants. Tout dépendait désormais du bon vouloir de cette instance juridique. Hélas, il se révéla presque aussitôt que la pieuvre maçonnique n’avait pas perdu son temps selon la volonté de la Ministre. Roger R. déposa un référé-liberté pour accélérer les événements. Lors de l’audience, le nouveau président du tribunal, nommé en remplacement immédiat ou presque après le jugement favorable d’octobre 2002, lui fit longuement comprendre qu’il pouvait s’engager et s’obstiner dans une lutte de plusieurs années mais qu’il ne gagnerait jamais car tel était son bon vouloir. On ne pouvait être plus clair ni sur ses intentions ni sur son appartenance d’autant que c’est l’ensemble de l’organigramme du tribunal qui avait été remplacé en la circonstance, sous le contrôle de l’ancienne Ministre de l’Education, titulaire à la sortie de l’E.N.A. de la fonction de conseillère et d’inspectrice des juridictions administratives. Désormais, Roger R. était cerné. Il s’engagea dans une lutte longue et épuisante, recherchant sur internet et à la médiathèque dans les livres de droit administratif  les arguments en défense incontournables pour une justice respectant la loi et la démocratie. En quelques deux ou trois ans il trouva, en plus de la célèbre jurisprudence Trompier-Gravier qui suffisait pour annuler dans l’instant la sanction dès lors qu’une pièce adverse lui avait été dissimulée même sans avoir influencé la décision,  quelques autres arrêts de la jurisprudence du Conseil d’Etat décisifs dans cette affaire sauf escroquerie fraternelle. Il multiplia en complément les exemples d’autres fonctionnaires ayant commis des fautes plus graves que celle qui lui était faussement attribuée pour une sanction au final beaucoup plus légère. L’un de ses collègues, en particulier, avait été condamné à dix huit mois de prison avec sursis sans même passer en conseil de discipline, disposant d’un réseau d’influence efficace. Ce professeur agrégé, enseignant en Ecole d’Ingénieurs et passionné de livres anciens avait dérobé, en deux ans, 1100 ouvrages anciens de grande valeur et avait été poursuivi pour «  vols avec introduction par ruse et escalade ». En août 2000, il avait découvert un passage pour accéder à la bibliothèque du monastère alsacien du Mont Saint Odile. Il avait alors volé, pendant deux ans, des centaines de livres anciens parmi lesquels de précieux incunables du XVIIème siècle. Les premiers vols avaient été repérés mais ils avaient continué malgré les changements de serrures. C'est dans une revue spécialisée qu'il avait découvert le passage secret dont très peu de personnes connaissaient l'existence. Un étroit couloir permettait en effet d'accéder à la bibliothèque, située au premier étage, grâce à une échelle de corde. De simples planches, qu'il suffisait de pousser, fermaient la cloison. Le bibliophile avait également réussi à subtiliser des clés. Il pénétrait avec le public dans le bâtiment puis disparaissait dans la bibliothèque où il pouvait, pendant toute la nuit, faire ses choix et emporter son butin sans crainte d'être dérangé. C’est grâce à l’installation d’un système coûteux de vidéosurveillance que le voleur avait été arrêté. A la barre, il devait déclarer «  avoir eu l’impression que ces livres étaient abandonnés, » ils étaient recouverts de poussière, il y avait des déjections de pigeons, j’ai pensé qu’ils étaient mieux chez moi » Roger R. compléta même ses recherches par deux exemples de magistrats ayant commis des actes délictueux. L’un avait été surpris en audience correctionnelle en plein exercice de masturbation. L’affaire avait fait grand bruit. Il fut au final simplement déplacé. Le second connut la même « sanction » pour une affaire plus sulfureuse encore. L’homme, amateur de photos de jeunes filles dénudées de treize à dix-sept ans, était poursuivi pour détournement de mineure - à l’origine et avant que les réseaux d’influence n’interviennent - pour avoir pris ces photos très nombreuses aussi bien à son domicile qu’au tribunal. Car le serment de solidarité passé entre frères maçonniques peut tout aussi bien aider à promouvoir, défendre ou détruire un individu selon les circonstances. Roger R. faisait partie de la troisième catégorie, celle des gens à casser et son cas était définitivement classé de par la volonté  de l’ancienne Ministre de l’Education. Désormais, la docilité et la férocité de la justice administrative ne se démentit jamais. Rien de plus facile que d’étouffer un dossier devant elle : l’instruction se résume à un échange de mémoires écrits  avant le jugement ; rien n’empêchait donc le tribunal de conclure ce qu’il voulait et de commettre des scandales juridique, impossibles à attaquer,  comme bon lui semblait. La victime n’en continua pas moins ses recherches et sa lutte : il ne gagnerait pas mais ferait au moins œuvre de citoyen. Il se heurtait en permanence à une affaire kafkaïenne. Et il était désormais privé de la totalité de son salaire dans l’attente d’une retraite à 60 ans qui serait largement amputéee par la faute de sa condamnation scandaleuse.

La lâcheté d’un autre ancien Ministre de l’Education

Un ultime et inespéré espoir se fit jour lorsque le secrétaire national du S.N.E.S. put, en marge d’une réunion au Ministère, saisir le nouveau Ministre de l’Education du cas de ce fonctionnaire exemplaire. Le Ministre prêta une oreille attentive et, horrifié par cette affaire, s’engagea oralement à réintégrer Roger R. en réponse  immédiate à un courrier officiel en provenance du syndicat. Cela fut fait dans les jours qui suivirent. Il était sauvé…. Le nouveau Ministre mis au courant de la monstruosité de la condamnation ne pouvait que le réhabiliter et saisir la justice au nom de l’article 40 du Code de Procédure Pénale qui lui en faisait obligation.La réhabilitation et la reconstitution de sa carrière et de sa retraite s’imposaientd’autant que la lettre de l’ancienne institutrice avait été dissimulée lors du premier conseil de discipline, ce qu’il avait constaté lors de la première prise de connaissance de son dossier administratif en compagnie des responsables départementaux du S.NE.S., Gérard Aigle et Jean-Pierre Queyrieix, qui en portèrent témoignage auprès du Tribunal Administratif de Poitiers par témoignages officiels sous serment et avec photocopies des pièces d’identité. Dès lors la jurisprudencer du Conseil d’Etat dame veuve Trompier-Gravier, qui impose que même dans le cas où cette pièce n’aurait eu aucune incidence sur le jugement ce qui n’est pas le cas ici étant déterminante,sa seule dissimulation impose dans l’instant la nullité de la décision, ici de mise à la retraite d’office. LE PRESIDENT DU T.A. DE POITIERS A DES LORS SYSTEMATIQUEMENT VIOLE CETTE JURISPRUDENCE POUR CAUSE DE COMPLICITE MACONNIQUE.

Rien ne se passa comme prévu : le courrier du secrétaire national du SNES réclamé pour la forme par le Ministre  ne lui parvint jamais étant d’abord ouvert par le Directeur des Personnels Enseignants ou bien, seconde hypothèse assez semblable à la première,  le récipiendaire, franc-maçon déclaré, ayant été placé, au dernier moment, devant ses obligations de solidarité fraternelle par sa prédécesseur au MinistèreToujours est-il que ce fut la seule fois dans toute l’histoire du S.N.E.S qu’un courrier d’une telle importance ne reçut pas de réponse du Ministre. REFUS HISTORIQUE, donc. A compter de ce jour, il fut impossible d’obtenir une nouvelle entrevue avec le Ministre quand il se rendait annuellement à l’université d’été des socialistes de La Rochelle : le flamboyant admirateur du Président Mitterrand et ancienne vigie de la Culture se déroba à chaque fois. L’hydre maçonnique avait définitivement gagné.

Le fils de Roger R.était humainement détruit et muré dans son silence ; lui-même se débâtit  pendant des mois avec une dépression qui l’entraîna vers un cancer réactif en août 2002. Tout cela par la faute d’une personne inhumaine et implacable qui, là encore, aurait été cent fois placée devant l’obligation de démissionner dans une démocratie normale comme cela se pratique dans les pays nordiques. Pire, cette affaire constituant un CRIME D’ETAT pour lequel il n’y a pas à priori de prescription devraient être poursuivis pour crimes en réunion et en bande organisée visant à détruire un fonctionnaire et sa carrière : les deux Ministres sucessifs dont d’abord la principale coupable, corruptrice infatigable et prédatrice de la République, le Directeur des Personnels Enseignants, le Recteur de Poitiers, le Président du Tribunal Administratif de Poitiers et ses rapporteurs obligatoirement complices, le responsable des services juridiques au Rectorat et son adjoint ( pour complicité et manipulation du dossier administratif de Roger R.), (les deux minables instigateurs de la machination d’Etat n’étant pas poursuivis pour convenance personnelle, le mépris suffisant).