Écologie et municipales : Ségolène Royal s'en mêle

VIDÉO. L'ancienne ministre de l'Écologie va décerner des labels de crédibilité aux maires sur les questions environnementales. Visiblement pas à Anne Hidalgo...

 

Ségolène Royal qui fut ministre de l'Environnement en 1993, avant de récupérer le portefeuille de l'Écologie en 2012 et de devenir ambassadrice des pôles Arctique et Antarctique, n'entend pas rester coite pour les municipales. Lors de la campagne, elle s'exprimera « pour soutenir plusieurs candidats maires pour donner un label de crédibilité sur les questions environnementales à ceux qui ont bien fait leur travail et ont besoin d'être confortés », a-t-elle expliqué sur BFM TV et RMC ce vendredi.

Soutiendra-t-elle la maire de Paris Anne Hidalgo ? Si oui, ce pourrait être comme la corde qui soutient le pendu si l'on en juge par sa réponse : « Je ne sais pas quel est le projet, je ne veux pas, moi, individuellement critiquer tel ou tel maire », a-t-elle expliqué, avant de noter qu'« elle a fait des choses positives, d'autres moins », comme l'abattage de « 200 arbres sur Roland-Garros dans un site classé, alors qu'il y avait une solution alternative ». Ou « ce qui se passe aujourd'hui avec les embouteillages dans Paris. C'est quand même un peu raide, car ça accentue la pollution de la ville », a-t-elle estimé.

Je n'ai pas été présidente de la République, donc, j'ai le droit d'y penser un peu.

Elle a par ailleurs dit « bravo » au maire de Langouët (Ille-et-Vilaine), un maire « courageux », « avant-gardiste », qui était convoqué devant le tribunal administratif de Rennes jeudi pour avoir pris un arrêté interdisant les pesticides à moins de 150 mètres des habitations. L'ancienne ministre a ainsi appelé l'État à « retirer son assignation », qui plus est « au moment où les maires sont en difficulté, sont agressés, exercent leurs responsabilités », et le gouvernement à « ouvrir les discussions pour dire voilà dans quelles conditions on peut interdire les épandages de pesticides pour protéger la santé de la population ».

Interrogée par ailleurs sur le souhait supposé de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, son ex-compagnon, de revenir en politique, elle a répondu sur son propre souhait : « Moi, je n'ai pas été présidente de la République, donc, j'ai le droit d'y penser un peu », même si le moment n'est pas encore venu : « C'est pas l'échéance. »