Ségolène Royal accuse Yannick Jadot "de mentir"

 

Cette fois, la perspective d'une alliance est bel est bien enterrée. Après avoir évoqué cette semaine la possibilité de figurer en deuxième position sur une liste EELV en vue des élections européennes, Ségolène Royal a été éconduite sans ménagement, jeudi, par le leader vert Yannick Jadot, qui a clairement dit «non aux magouilles». Pour lui, la proposition de l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle ne ressemble rien tant qu'à «un énième tour de passe-passe du PS pour sauver la mise» et a exprimé le souhait de «sortir de la politique des coups».

Ségolène Royal ne pouvait en rester à cette cinglante fin de non-recevoir. Vendredi, elle a accusé dans un tweet le député de «mentir». «On peut refuser une offre de rassemblement sans insulter ni mentir», écrit-elle. Elle rectifie notamment qu'elle n'a pas «défendu le diesel», ni «défendu Notre-Dame-des-Landes», contrairement aux insinuations de Yannick Jadot sur la sincérité de son investissement écologique.

Lors d'une réunion mercredi 19 au Sénat avec une trentaine de parlementaires, Ségolène Royal avait évoqué une «main tendue» en prônant l'unité des écologistes face à «l'urgence climatique.» «La gravité de la crise climatique ne supporterait pas une division des listes qui soutiennent l'écologie, il est de ma responsabilité de tout faire pour le rassemblement d'une offre politique forte.»

S'il a ensuite reconnu le «flair politique extraordinaire» de la socialiste, Yannick Jadot considère que «l'écologie n'est pas une mode mais le combat d'une vie».

Pour sa part, Olivier Faure premier secrétaire du PS a fustigé «l'arrogance» et la tactique de «boutiquier» de Yannick Jadot.