Jean-Luc Mélenchon "plus candidat à rien", sauf peut-être la présidentielle

 

Invité de BFMTV, le leader de La France insoumise a adressé la question de sa participation au scrutin de 2022... sans indiquer formellement s'il serait le candidat de sa formation.

Ira, ira pas? Invité ce mercredi de notre antenne, Jean-Luc Mélenchon a répondu à la même question qui avait été posée la veille à Marine Le Pen, à savoir celle de sa présence à l'élection présidentielle de 2022. Contrairement à la présidente du Rassemblement national, le leader de La France insoumise s'est montré beaucoup plus prudent.

"J'appartiens à une famille politique, philosophique, culturelle (...) diverse, et il faut à chaque moment de l'histoire évaluer quel rapport cette famille a avec le peuple français en général, et (ce) que veut le peuple français dans l'idée que je me fais de cette partie de lui qui me ressemble", a d'abord déclaré le député des Bouches-du-Rhône.

Fort de ce constat, Jean-Luc Mélenchon a ensuite reconnu que sa décision, pour 2022, "jouera un très grand rôle" dans l'avenir de son mouvement. "J'aimerais que chacun s'en souvienne", a-t-il ajouté, rappelant que près de quatre millions puis plus de sept millions d'électeurs avaient glissé, en 2012 et 2017, un bulletin à son nom. Interrogé sur une éventuelle candidature aux municipales, il a en revanche tranché: "je ne serai plus candidat à rien". 

La présidentielle, "ça intéresse tout le monde"

"Je fais ce que je peux pour garder la confiance de tous ces gens, (...) ils ont le droit d'être représentés, nous verrons comment. C'est dans deux ans" a par ailleurs insisté le chef de file de la gauche radicale, concernant la présidentielle. "Comment (la présidentielle) pourrait ne pas m'intéresser? Ça intéresse tout le monde", affirme celui qui ne préjuge pas de ce qui pourrait lui arriver d'ici deux ans. 

Questionné sur les insoumis qui pourraient potentiellement aller au front à sa place, Jean-Luc Mélenchon a souligné qu'il y en avait "plein". Et de citer nommément les députés Eric Coquerel, Mathilde Panot, François Ruffin, Alexis Corbière et, même s'il est "peut-être jeune", Adrien Quatennens. Des figures que "tout le monde connaît" d'après l'ancien sénateur socialiste. 

"On a de quoi proposer. Ce qui est important, c'est comment va être la situation, comment on peut la sentir et comment, nous, on peut exprimer la volonté de changement. D'abord est-ce que le pays veut changer? Si ça se trouve, le pays, après avoir mangé du Macron, il raffolerait d'aller manger de la viande moisie avec Mme Le Pen, qui sait?"

L'intéressé s'est repris dans la foulée sur cette dernière formule au sujet de la patronne du RN, la traduisant par "quelque chose de pire".